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Licite et illicite: principes adoptés par l’Islam 

« Guide nous sur le droit chemin » Coran 1/6.

« La recherche du licite est une obligation pour chaque musulman » Hadith du prophète Muhammad (PBSL) et rapporté par Ibn Massoud.

« Mangez d’excellentes nourritures ! Faites le bien » Coran 23/51.

 « L’obéissance à Dieu est l’un des coffres de Dieu ; sa serrure est l’imploration dont la clef est une bouchée licite » Yahya Ibn Moûedh.

« Il égare qui il veut et mène à la voie droite qui il veut » Coran 14/4.

La probité à l’égard du licite est de quatre degrés : gens justes ( renonciation à l’impiété, injustice et désobéissance, probité à l’égard des fatwas), gens pieux ( probité à l’égard de tout ce qui pourrait être décrété illicite mais qui est permis), gens dévots ( ce qui n’est pas mal de crainte de ce qui pourrait l’être), gens purs ( ce qui pourrait emmener une chose détestable).

« N’importe quelle goutte ou morceau d’impureté, liquide ou solide, dans une sauce, une nourriture ou dans une graisse rendent le tout illicite à la consommation » Al Ghazâli.


PRINCIPES

1/ La règle originelle est : tout est la permission

Coran 2/29, 45/13, 31/20, 19/64, 6/119, 42/21, 10/59. Tout rite cultuel doit provenir d’un ordre divin.

2/ La détermination du licite et de l’illicite est une prérogative exclusive de Dieu

Coran 42/21, 9/31, 10/59, 16/114 à 119.

3/ L’action d’interdire le licite et permettre l’illicite va de pair avec l’associationnisme

Coran 5/103 à 104, 5/32, 5/33, 5/87, 5/88.

4/ L’interdiction ne concerne que ce qui est impur et nocif

Coran 6/146, 6/160, 4/160, 4/161, 7/157, 2/219, 5/4, 5/5, 2/220.

5/ Il y a dans le licite ce qui nous permet de nous passer des choses interdites

Coran 4/26 à 28.

6/ Tout ce qui mène à l’interdit est lui même interdit

Chacun supporte une part en rapport avec le degré de sa participation. Exemple avec le vin pour celui qui boit, le presse, le transporte, mange le prix…

7/ La ruse pour faire passer l’interdit est interdite

Exemple : le vin en eau de vie, le ribat en bénéfice…

8/ La bonne foi n’excuse par l’interdit

coran 23/51, 2/172.

9/ Fuir les choses équivoques de peur de tomber dans l’interdit

Coran 6/119.

10/ L’interdit est interdit à tous

Coran 3/75 exemple : le vol.

11/ La nécessité abolit l’interdiction

Coran 2/173, 22/185, 5/6, 4/28.

En prenant en compte les travaux du cheichk Quardaoui et d'Al Ghazali sur le licite et l'illicite, nous avons une base pour exercer sa propre responsabilité avec les 11 principes de base et les 4 niveaux de piété.

 

 

EUROPEAN HALAL SERVICES, organisme de certification s'adresse aux consommateurs musulmans.
Quelles sont pour vous les règles d’un professionnel en HALAL ?

1) Halal suite à l’abattage mécanisé (couteau circulaire) = Abattage non rituel = Haram.

2) Halal suite à l’abattage manuel avec électronarcose = Halal Douteux.
(S’abstenir selon hadith (*) du Prophète PBSL).

3) Halal sans contrôle = Halal Douteux. (S’abstenir selon hadith (*) du Prophète PBSL).

4) Halal avec contrôle douteux (organisme de contrôle non sérieux) = Halal Douteux. (S’abstenir selon hadith (*) du Prophète PSL).

5) Halal avec contrôle strict (comme "AVS" ou "Halal Services") = Halal Garanti.

____________________________________________________________

La notion du Douteux ou l’incertain :

(*) Le prophète (PBSL) a dit :
« Certes le Halal est connu et le Haram est connu, mais entre les deux demeure une zone d’incertitude que beaucoup ne maîtrise pas.
Celui qui se préserve de l’incertain a protégé sa religion et son honneur, mais celui qui tombe dans l’incertain tombe dans le Haram……… » Rapporté par Mouslim.

 
Qu’Allah nous guide vers le Halal et nous préserve du Haram………Amine.

 

Conférence AVS sur l’abattage rituel en France et en Europe

 

 

Le 1er avril 2008 /1429H., l’association AVS (A Votre Service) entreprise d’abattage rituel et de certification halal sans étourdissement a organisée une conférence avec la participation du docteur D. Simonin de la DGSANCO (direction de l’Union Européenne chargée de la protection des consommateurs et de la protection animale), de la sociologue F.Bergeaud-Blackler (responsable du projet européen DIALREL sur le « dialogue » autour de l’abattage rituel), un représentant de Irish Country Meat (entreprise irlandaise présente  sur le marché du halal), du directeur F. Frund de l’OABA (œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs). Aussi une liaison webcam a été réalisée avec le professeur Regenstein en direct de New York aux Etats-Unis.
Disons tout d’abord notre regret devant les difficultés du démarrage, de la mauvaise qualité de la  communication avec les USA, la durée de la conférence qui n’a pas permis vraiment un dialogue puisque seulement huit questions posées sur les trois heures des cinq intervenants autour de l’abattage rituel, l’approche sociologique, l’économie et le droit :

1 – Abattage rituel

 

 Organisé en deux parties. La première intervention de l’OABA nous raconte l’historique de l’association. Ensuite le directeur de l’association précise qu’il n’est pas contre l’abattage rituel mais critique les mauvaises conditions de sa réalisation (équipement, formation…). L’OABA s’appuie sur plusieurs documents (avis de l’agence européenne de la sécurité alimentaire de 2004, rapport du COPERCI, avis de l’Académie vétérinaire de 2006) pour poser la question de l’étourdissement.

L’association OABA utilise plusieurs arguments pour défendre sa position :

-  pratique de l’étourdissement en Australie, Nouvelle Zélande…et qui sont sur les marchés du moyen orient

- divergence dans la communauté et acceptation par certains. 


La deuxième intervention est celle du  professeur Regenstein qui pose le préalable  de l’éthique, de la bientraitance des animaux. Il fait état des divergences chez les musulmans et les juifs sur la question de l’étourdissement. Il demande que l’on accepte les points de vue divergents.
L’urgence à son avis est l’amélioration des conditions d’abattage (équipement, contention…).
Il critique certaines études qui prônent l’étourdissement car dit-il les données sont faibles dans leur rigueur scientifique (par exemple les travaux de la Royal Vétérinary Society Sweden).
Il s’agit donc d’optimiser l’abattage rituel, ses systèmes. Il faut aussi un standard dans le vocabulaire scientifique.
En conclusion le professeur se fait le défenseur de l’abattage rituel et la période nécessite d’aller à l’encontre des préconçus.

 

 

2 – Sociologie

 F.B.Blaclker présente ses travaux connus et déjà publiés. Nous n’apprenons pas grand chose de nouveau.

Le halal représente 12% des échanges mondiaux. En 2025 il s’agirait de 20%. D’après l’enquête de l’OABA de 2000, 118 abattoirs réalisent du halal sur 330 structures :

- 28% en bovins dont 11% étourdis

- 43% en veaux dont 7% étourdis

- 62% en ovins dont 12% étourdis.

 

Il n’existe pas de transparence du marché. Le halal n’est pas une norme consensuelle et sert aux opérateurs à requalifier du bas de gamme, valoriser une différence, faire du halal sans le dire.

D’après l’étude de 2005, 85% des musulmans interrogés prétendent consommer halal (pas de différence d’âge, de sexe, de catégorie socioprofessionnelle, indépendant de l’investissement religieux mais une tendance vers les jeunes de -30 ans).

Elle fera état de plusieurs autres travaux connus (Geisser 2000 sur les collégiens et lycéens, Tiberj 2006).

Enfin elle aborde la question du « manger et vivre ensemble » à partir de la question de l’environnement (quartiers, écoles), de la nourriture identitaire et des tabous alimentaires .Elle s’inquiète du radicalisme à travers le lien entre l’absence de transparence du halal et l’absence de clarté.

F.Bergeaud-blacker revendique la nécessité d’étudier le phénomène sans tabou en dépassant la victimisation, rendre la norme halal aux religieux, assumer la transparence et le droit de la consommation, une certification contrôlée (référentiel).

 

 

3 –Exemple de marché halal

 L’intervention de John Neeman d’Irish Country Meat précise la structure d’abattage de l’industriel irlandais ( trois abattoirs).
50% des ventes sont réalisées vers les musulmans et 90% de la production d’agneaux et 80% des bovins sont exportés notamment vers l’Afrique du Nord.

 


 

4 - Contexte religieux et  perspective européenne 

Le docteur D.Simonin de la DGSANCO précise le cadre européen.

Protocole du bien être des animaux

Les animaux sont définis comme des êtres sensibles tout en respectant les rites religieux.

Charte des droits fondamentaux

Article 10 relatif à la liberté de manifester sa religion…et l’accomplissement des rites. Son évolution dépendra de l’application où non du Traité de Lisbonne. 

Règles d’hygiène

Référence au Règlement 853/2004 chp IV-annexe III-7 a) sur la dérogation permettant le tranchage de la trachée et de l’œsophage. 

Règles de protection animale

Référence à la Directive 93/119/CE article 2 qui définie la responsabilité de l’autorité religieuse, l’article 5 paragraphe 1 point c) qui autorise l’abattage rituel et dispense de l’obligation de l’étourdissement.

Le docteur Simonin résume le contexte : le principe est le respect du religieux, une dérogation pour le tranchage de la trachée et l’œsophage, la non obligation de l’étourdissement, des exigences additionnelles comme l’autorité religieuse placée sous la responsabilité du vétérinaire officiel, la contention des bovins (le décret français rend obligatoire la contention mécanique de toutes les espèces).
Ce contexte n’a jamais établi un bilan officiel de sa mise en œuvre. Des différences existent puisque l’abattage rituel est interdit en Norvège, Suède, ¾ de l’Autriche, Suisse. Au Danemark l’étourdissement post mortem est réalisé (après la saignée). Il y a une variabilité de la gestion selon les états membres et les tentatives de l’obligation de l’étourdissement en Belgique et Pays Bas ont échouées.
La directive 93/119/CE va évoluée. Le projet porterait sur la formation des sacrificateurs, la prise en compte des recommandations DIALREL, intégration de méthodes d’évaluation et les conséquences du Traité de Lisbonne.

 

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Analyse d'ASIDCOM

 

 

 

Problème d’ordre conceptuel

Dès lors que les musulmans s’organisent, défendent leurs droits… on entend victimes, radicalisme… Il faudra donc savoir quel est le cadre républicain et laïc donc non intégriste permettant aux musulmans en référence à leur identité de pratiquer leur religion au travail, à l’école, dans la cité..  Vivre ensemble c’est pas la négation d’une partie de la citoyenneté française de confession musulmane ni du respect au nom des libertés fondamentales des étrangers vivant sur le sol national.
Il y a bien un dogmatisme à vouloir « tolérer » les musulmans mais ne pas les entendre ni les voir. Ils sont au cœur de la Nation qui s’est fécondée de l’Orient et de l’Occident.

 

 

AVS conseiller de DIALREL

On apprend que AVS a été nommée conseiller auprès de DIALREL. Comme l’a dit le docteur Simonin il s’agit « des gardiens du temple » (mauvais jeu de mot). AVS est donc désigné comme une cible puisque l’association s’engage sur une certification sans étourdissement ante mortem. C’est eux qu’il faut convaincre.
DIALREL est peut être l’équivalent de  la Commission Stasi dont nous connaissons l’issue des travaux par le vote de la Loi scélérate contre le voile à l’école.

 

 

Abattage rituel de l’OABA

L’OABA se défend d’être islamophobe, de respecter l’abattage rituel.

Oui certes mais quand on rajoute avec étourdissement, on comprend l’hypocrisie de façade ! Dans la circulaire interministérielle de l’Aïd ; l’OABA préconise l’étourdissement aux sacrificateurs au mépris du droit actuel.

 

 

Bénéfice de la saignée directe

Lorsque nous abordons la partialité avec par exemple l’occultation d’études scientifiques en Angleterre, USA, Allemagne, France (cf. les travaux d’ASIDCOM sur le bénéfice de la saignée directe) on nous renvoi au …. flou, la non objectivité ,le parti pris comme pour les travaux de Grandin et Regenstein.
L’OABA préconise une étude française mais dont le préalable serait d’accepter à priori les conclusions ; drôle de conception de la recherche scientifique ! Inacceptable.

 

On connaît une quarantaine d’études scientifiques sur la thématique.

 

Fatwas (avis juridique d’autorité religieuse)

Asidcom  rappelle par exemple la fatwa du « Conseil européen de la fatwa  et de la recherche » qui dans ses travaux de 1999 condamne la consommation des animaux sacrifiés par électronarcose (cf. travaux d’Asidcom).

 

 

Perspectives

Les défenseurs de l’étourdissement et de l’assommage préconisent une mesure post mortem après la saignée sur le modèle danois. C’est pourquoi ils vont travailler sur la question de l’insensibilisation.
Il faut donc poursuivre la mobilisation des musulmans autour de la pétition contre l’islamophobie dans le Code Rural (c’est là que seront traduites les dispositions législatives et/ou réglementaires), prendre connaissance des travaux d’ASDICOM sur la saignée directe, défendre le droit à l’information préalable des consommateurs musulmans (DHABH avec ou sans assommage et électronarcose ante ou post mortem), exiger des enquêtes des pouvoirs publics autour de l’allégation HALAL qui relève du Code de la Consommation (article L.121.1 sur la tromperie sur la marchandise).


« On est d’accord pour ne pas être d’accord » phrase bien connue chez les musulmans !

 

 Il est regrettable que les organisations musulmanes ne fassent pas vivre entre elles une démarche authentiquement prophétique : celui de la culture de la consultation au-delà des divergences ; mosquées, organisations, associations, entreprises et gens des art et de la science (vétérinaire, médecins, ingénieurs…/…) en lien avec les savants religieux.

Quid du CFCM !

 

                                                                                                                        Pour ASIDCOM Hadj Abdelaziz Di Spigno

 

 

Pour aller plus loin, d'autres comptes rendus de cette table ronde sont disponibles :

Par le quotidien Les Marchés :

http://www.dialrel.eu/images/lesmarches_4-avril-2008_conf_avs.jpg

Par le Blog Al Kanz :

http://www.al-kanz.org/2008/05/29/marches-halal-consommation-halal/ (Intervention Mme F. B. BLACKER)
http://www.al-kanz.org/2008/05/19/abattage-rituel-oaba/ (Intervention association O.A.B.A.)
http://www.al-kanz.org/2008/06/10/halal-abattage-rituel/ (Intervention Dr. REGEINSTEN)

Par le magazine HalalNews

http://www.halalnews.info/conferenceAbattage.php

 

 

 

 

 

Le « sous groupe » abattage rituel                

Suite à la première réunion de travail, le groupe n°3 des rencontres animal et société (groupe « Animal, économie et territoires ») a décidé d'organiser un "sous groupe" en charge d'examiner les « spécificités » de l'abattage rituel.
La composition de ce sous-groupe n'a pas été officiellement annoncée. Les représentants du culte musulman pourraient être un représentant pour chaque grande mosquée (Paris, Lyon, Evry - ces mosquées sont les seuls organismes à pouvoir attribuer des cartes de sacrificateur) ainsi qu'un représentant du CFCM.
Au niveau des associations de protection animale, l'OABA a annoncé sur son site participer au groupe de travail n°3. La Fondation Brigitte Bardot, qui revendique d'être à l'initiative des rencontres animal et société, devrait faire partie aussi de ce sous-groupe de travail.


Inquiétude au niveau de l'obligation de pratiquer l'étourdissement avant la saignée rituelle


Bien que peu connu du consommateur musulman, l'étourdissement est actuellement utilisé dans le cadre de l'abattage rituel musulman par certains industriels et ainsi que certains organismes de certification. L'étourdissement consiste à pratiquer sur les animaux avant la saignée soit un assommage mécanique  (pistolet d'abattage), soit une décharge électrique (Electronarcose). Il est à remarquer que l'étourdissement est pratiqué à l'insu du consommateur. Il n'est même pas mentionné sur l'étiquetage des produits halal quand il est pratiqué!
Pour les rencontres animal et société, les associations comme l'OABA et la Fondation Brigitte Bardot (FBB) ont indiqué clairement leurs objectifs : Ils veulent généraliser la pratique de l'étourdissement à l'abattage rituel. Par exemple, la FBB a appelé les Internautes dans un document déposé sur le site L214.com à reprendre et personnaliser ses revendications (dont l'obligation de l'étourdissement dans l'abattage rituel) et de déposer les contributions sur le site du ministère afin de soutenir l'action de l'association. Ce qui est encore plus inquiétant pour les droits des consommateurs musulmans, le Président de la République aurait pris des engagements auprès de Mme Bardot lors d'une rencontre le 27 septembre dernier ...

        « Le Président a ensuite pris des engagements sur l'abattage rituel, plus précisément l'obligation de l'étourdissement préalable des animaux, en organisant une très prochaine réunion avec les associations de défense des animaux, les représentants des cultes et les autorités... Réunion qui devra aboutir à un résultat effectif »...



Le calendrier des rencontres animal et société


Les rencontres « animal et société », nommées aussi Grenelle de l'animal par référence  au Grenelle de l'environnement 2007, ont été mises en place par le ministre de l'agriculuture, Michel Barnier, suite à la demande du Président de la République, M. Nicolas Sarkozy. Elles ont pour but de lancer un travail de réflexion sur la question de la protection animale. Elles vont se dérouler en  trois étapes :

- Elaboration des proposition d'action : les trois groupes de travail vont se réunir quatre fois (mars, avril , mai)

- Consultation du public au niveau des propositions

- Remise du rapport final au Président de la République avant le 30 juin.

Un espace de contribution a été ouvert depuis le 5 mars et permet aux particuliers, organisations et associations de participer au débat. Nous appellons les associations , les particuliers, les scientifiques musulmans à contribuer aux débats et apporter des idées à travers les trois groupes de travail : les statuts de l'animal (n°1), l'animal dans la ville (n°2) et  animal, économie et territoires (n°3).

L'association ASIDCOM a pour l'instant contribué au débat par l'intermédiaire d'un rapport sur « Les bénéfices de l'abattage rituel sans étourdissement pour les animaux et les hommes ». L'association veillera particulièrement aux actions et propositions concernant l'abattage rituel émises lors de ces rencontres. Nous invitons les lecteurs à consulter régulièrement sur le blog pour suivre l'évolution des débats sur notre sacrifice rituel...


Le site des rencontres animal et société 

 http://www.animal-societe.com


Bismillah Rrahmanî Rrahîm

Sallam alikoum


Le CRCM Pays de La Loire a créé une commission sur le Halal. Bien sûr le travail militant d'ASIDCOM trouve un grand écho auprès de la communauté musulmane de cette région. Le secrétariat général relaie ainsi toutes les initiatives de l'association :


    http://www.crcm-paysdelaloire.org                         


Le seul parti pris de l'association : sensibilisation, information, défense du consommateur musulman. Notre discours est libre et indépendant : aucune subvention publique, aucun groupe ou parti pour qui nous travaillons; "la bonne cause" ..celle de Dieu ! Nous ne gagnons pas d'argent, ne sommes pas une entreprise : rassembler les talents de notre communauté ; vétérinaires, docteurs, ingénieurs, ouvriers, parents au foyer, chomeurs, étudiants...seule la volonté de faire vivre notre foi, notre spiritualité nous anime; la "nihya" (l'intention), nourrir le coeur car seul lui voit !
Nous restons à la disposition de tous les CRCM pour engager la même démarche de nos frères et soeurs nantais et de ses environs. Pour que le consommateur musulman ne soit pas l'acteur oublié du Halal !

In shâ Allah ! Amin !

Sallam alikoum wa ramatoullah wa barakatû.

Quelle certification Halal ?

 

Lors du salon Halal expo 2008, la présentation de la nouvelle norme AFNOR Halal initialement prévue a été remplacée par un débat autour de la certification halal entre 4 certificateurs G. E. KHALIL de T.H.C.A. (The Halal Catering Argentina), W.DALHAN (The center science Halal) deThaïlande, M. HABHAB de ISA (Islamic Services of América), de L . BELATOUI président d' AVS (A Votre Service) et le président de notre association de consommateurs musulmans Hadj Abdelaziz DI SPIGNO (ASIDCOM).


Le débat a été animé par M. Bouzid, responsable Projet Halal et Saveurs du Maghreb du groupe Casino. En partant du principe qu’il n’y avait pas de norme internationale sur le halal (sauf la recommandation du Codex Alimentarius de 1997 sur l'utilisation de l'allégation HALAL) et que la notion de halal était très importante pour le consommateur musulman en raison de la relation qu’il entretient avec le divin, la question suivante a été posée : « Peux t’on aller vers une certification unique et standardisée ». Il a essayé de définir avec les différents intervenants le critère que l’on doit penser en premier pour définir ce cahier des charges « halal » . La question, apparemment peut être simple de premier abord pour les non initiés, devant la diversité des cultures réunie autour de la table, a donné lieu à une multitude de réponses comme la niah (la bonne intention), animal vivant avant le sacrifice, le codex alimentarus, le sacrificateur pratiquant et d’un bon esprit, la nourriture des animaux exclusivement végétale, bien être de l’animal lors du sacrifice,…


Il a été cependant non contesté que la source commune entre tous les membres présents est le Saint Coran, livre unique révélé par Dieu au prophète Mohammed (SAW).


 

La question de l’étourdissement a été aussi abordé lors du débat : The Halal Center, ISA et AVS ont affirmé qu’il n’était pas utilisé dans leurs certifications. Pour T.H.C.A., l’organisme l’évite au maximum mais il est susceptible de l’utiliser pour les volailles en fonction des acheteurs.


L’association ASIDCOM se prononce contre l’électronarcose rejoint par les conclusions de nombreuses thèses vétérinaires françaises qui considèrent que l’abattage rituel par saignée directe est le moins traumatisant pour mettre à mort un animal et car trop d’incertitude existe dans l’utilisation des méthodes d’étourdissement (souffrance des animaux, mort des animaux avant le sacrifice, étourdissement pas efficace et peut être appliqué plusieurs fois sur l’animal,…).


 

D’autres certificateurs étaient présents dans la salle comme ARRISSALA, HMC, ACMIF (Mosquée d’Evry),…


Le temps prévue pour le débat étant très cours (1 heure), le prochain rendez vous a été fixé au 1er avril pour une conférence professionnelle sur « Pour un meilleur dialogue sur l’abattage rituel musulman en France » organisée par AVS dans le cadre des rencontres européennes «DIALREL ».


 

Pour Approfondir :

Programme de la conférence du 1er avril :

http://www.halal-avs.com/conf_pro.pdf

 

 Liste des certificateurs présents lors du débat :

 

AVS : http://www.halal-avs.com/

T.H.C.A. : http://www.thehalalcateringargentina.com/spanish/index.htm

ISA : http://www.isaiowa.org

 

 

L'association ASIDCOM pour la défense des consommateurs musulmans vient de terminer son rapport sur la bientraitance dans le cadre de l'abattage rituel.
Ce rapport est versé au débat pour la défense de la saignée directe dans le cadre du Grenelle de l'animal dont l'objectif vise notamment l'obligation de l'étourdissement ante mortem des animaux de boucherie (Ce serait un nouvel acte d'islamophobie en Europe au nom de la bientraitance des animaux dont les conséquences sociales, économiques et politiques doivent être entendues).



Les bénéfices de l’abattage rituel sans étourdissement pour les animaux et les hommes
- Rapport bibliographique sur l’abattage rituel et le bien être animal -
Le 24 mars 2008 / Le 17 rabia-1 1429H
Télécharger le rapport sous format PDF


Lettre adressée au groupe de Travail du grenelle de l'animal

ASIDCOM

A l’attention de M. le Ministre Michel BARNIER

A l’attention des groupes de travail du grenelle de l’animal

A l’attention du public

Marseille, le 24 mars 2008

 

Objet : demande d’égalité de droit entre l’abattage rituel sans étourdissement  et les autres types d’abattage

Certaines associations de protection animale souhaitent par l’intermédiaire des rencontres animal et société, imposer l’étourdissement préalable dans l’abattage rituel.

En tant qu’association de consommateurs musulmans, nous sommes absolument contre l’étourdissement préalable en raison des points scientifiques suivants :

  • Des travaux de thèses vétérinaires françaises démontrent que les méthodes d’étourdissement sont plus traumatisantes que l’abattage rituel par saignée directe :

 « … Les conclusions de toutes les expérimentations scientifiques convergent vers une certitude solidement étayée : bien réalisé, l’abattage rituel est la façon la plus humaine car la moins traumatisante de mettre à mort un animal pour consommer sa viande », d’après Dr. S. Pouillaude, thèse de l’école nationale vétérinaire de Toulouse (1992)

  •   La souffrance des animaux lors de l’étourdissement peut être très mal évaluée car certaines méthodes d’estimation de la douleur qui se révèlent inadaptées pour les procédés d’étourdissement :

 « Contrairement à la cheh‘ita (abattage rituel juif par saignée directe), les méthodes d’abattage officiellement reconnues n’ont pas encore fait la preuve de leur efficacité réelle et ne répondent en tous cas pas à la définition européenne. On peut s’étonner dès lors de la faveur dont elles jouissent et qui parait justifier le statut particulier de l’abattage rituel juif (et musulman). Comment peut on expliquer un tel jugement sans se référer à des facteurs d’ordre culturels. », d’après Dr M. LUC, thèse de l’école nationale vétérinaire de Lyon, 1983.

 
Ces conclusions ne sont pas exhaustives et d’autres études montrent au moins l’égalité voire la supériorité de l’abattage rituel par saignée directe par rapport aux autres méthodes. Au nom des valeurs européennes et de nos valeurs républicaines, nous réclamons une égalité de droit entre l’abattage rituel par saignée directe et les autres méthodes. En effet, malgré les faits scientifiques, l’abattage rituel sans étourdissement est simplement autorisé par dérogation.

 De plus, la problématique de l’abattage rituel musulman est essentiellement due à un manque de formation et de sensibilisation du personnel des abattoirs. Il y a aussi une carence aux niveaux des salles d’abattage dédiées à l’abattage rituel musulman et des dispositifs de contention adaptés à l’abattage rituel.

 
Pour plus d’information sur les études scientifiques concernant l’abattage rituel, veuillez vous référer au rapport bibliographique ci-joint ainsi qu’aux thèses vétérinaires françaises sur l’abattage rituel.

Avec nos respectueuses salutations,

M. Hadj Abdelaziz DI SPIGNO

Président de l'association ASIDCOM


 Références :

S. M. POUILLAUDE, « L’abattage rituel en France », thèse de l’école nationale vétérinaire de Toulouse (1992)

Dr M. LUC, «Abattage rituel juif et protection animale», thèse de l’école nationale vétérinaire de Lyon (1983)

 


La NF HALAL AFNOR disparait du salon ???

 

DERNIERE INFORMATION...

Lors du salon des 26 et 27 mars de la porte de Versailles, une présentation de la mise en place de la NF Halal par l'Afnor a été annoncée et affichée dans plusieurs documentations officielles.

ASIDCOM a suivie ce dossier car il apparaît que la normalisation a prévue l'usage de l'électronarcose dans le process d'abattage des volailles et par la même légaliserait  l'usage que font de nombreux organismes dont les grandes mosquées de Paris, Evry et Lyon.

Pour notre part nous considérons que ces pratiques ne sont pas conformes avec notre foi musulmane, qu 'elles ne respectent pas les principes de la protection animale et vont à contre sens de toute la recherche scientifique sur la bientraitance des animaux.

Seul  un modèle culturel unique nourri d'islamophobie anime le lobby médiatico-associatif visant à la remise en cause des libertés publiques.

ASIDCOM reste attentive à cette nouvelle situation au moment où le lobby médiatico-associatif islamophobe veut profiter du Grenelle de l'animal pour une modification de la Directive 93/119/CE sur l'abattage des animaux.

Les banquiers sanctionnent les pauvres

Action collective

Les associations demandent que le droit au compte soit pleinement appliqué pour tous

« Toute personne physique ou morale domiciliée en France, dépourvue d’un compte de dépôt, a droit à l’ouverture d’un tel compte dans l’établissement de crédit de son choix ou auprès des services. »

Ce droit au compte n’est pas une revendication nouvelle mais tout simplement l’article L 312-1 du Code monétaire et financier qui devrait permettre à TOUTE PERSONNE de pouvoir ouvrir un compte comportant les 12 services bancaires de base gratuits.

 

Or, nous constatons que nombreux sont ceux qui se voient exclus de cette possibilité et notamment les étrangers, en situation régulière ou non.

Les associations signataires s’élèvent contre les trop nombreux freins rencontrés dans l’application de la procédure d’accès au droit au compte :

- Les banques refusent les passeports et cartes d’identité émis par les pays d’origine et exigent des titres de séjour en cours de validité.
- Certains titres de séjour sont refusés par les banques au motif qu’ils sont précaires (autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre…)
 
- Les récépissés constatant le dépôt d’une demande d’asile ne sont pas considérés comme des documents officiels, alors qu’ils sont émis par les préfectures.
 
- Les attestations de domiciliation administrative ou associative sont tantôt refusées, tantôt exigées (la Banque Postale à Paris exige ainsi de demandeurs d’asile hébergés chez des particuliers qu’ils produisent une attestation de domiciliation associative).
- La Banque Postale, qui est souvent sollicitée, n’ouvre pas de compte courant aux étrangers mais des Livret A, qui ne comportent pas d’autres services que le dépôt et le retrait d’argent. Il n’est pas proposé de moyens de paiements. Les demandeurs d’asile, SDF, apatrides et gens du voyage se voient même refuser l’accès à une carte de retrait.
   
Toute décision bancaire doit faire l’objet d’une notification écrite, en particulier si elle est négative. Faute de quoi il s’agit d’une violation de l’article L 312-1 du Code monétaire et financier, qui prévoit la saisine de la Banque de France en cas de refus. 
Or, il apparaît que les banques opposent des refus verbaux aux guichets et ne délivrent pas d’écrits aux populations étrangères, ce qui les empêche de faire exercer leurs droits auprès de la Banque de France. Par ailleurs, même lorsqu’il y a un refus écrit, la Banque de France, qui désigne alors l’établissement, ne contraint pas celui-ci à ouvrir effectivement un compte courant.
La liste de ces dysfonctionnements est longue, trop longue et forcément injuste. D’autant plus injuste que cette non application touche plus durement les personnes démunies.
L’exclusion financière est alors profonde et l’on sait que celle-ci renforce durablement l’exclusion sociale.

Nous, associations signataires, demandons que les débats actuels autour de la nouvelle organisation des services bancaires et de l’avenir du Livret A s’attachent à interdire ces pratiques discriminatoires et illégales, et à rendre enfin effectif l’accès au droit au compte.

Nos associations demandent que la loi soit respectée : un compte bancaire pour tous, car tous y ont droit !

12 mars 2008


Signataires : Association de solidarité aux familles roumaines, ATMF, Autremonde, Cimade, Comede, Copaf, Catred, Collectif national droits de l’Homme Romeurope, Classes, Dom’Asile, Emmaüs-France, Fapil, Gisti, Hors la Rue, LDH, Mrap, Procom, Réseau solidarités Roms, RESF, RomsAction, Solidaires, Une famille un toit 44.

ASIDCOM enquête sur la certification HALAL en Europe

L'association ASIDCOM lance une grande enquête sur la certification HALAL  dans l'Union Européenne  (dans un deuxième temps sur le continent américain, africain, asiatique) auprès d'une vingtaine d'organismes de certification HALAL  : ARGML (mosquée de Lyon), Certification mosquée d'Evry, CPH, AFCAI, Muslim Conseil International, Conseil islamique d'abattage rituel, Halal mondial services, centre saoudien du contrôle international de l'abattage selon le rite islamique, Junta Islamica, HMC, SFCVH (mosquée de Paris), Arrissala, AVS, Tahira, Altakwa, Halal correct, Mastrade, Karama BECCH, Européan Halal services.

Les consommateurs musulmans doivent acheter en connaissance de cause.

Si vous connaissez d'autres organismes de certification HALAL; faites nous connaitre les coordonnées afin que l'enquête soit diffusée.
Enfin, vous pouvez  nous faire part de votre expérience ou avis sur la question.
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