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Le mois du Ramadhan est sacré chez Nokia

Le Finlande (IQNA)- En marge de l’inauguration à Dubai de son nouveau bureau régional (Moyen-Orient-Afrique), le leader mondial de la téléphonie mobile dévoile de nouvelles applications, cette fois ci dans un esprit complètement orienté « Ramadhan ».

Le Finlandais Nokia affine ses offres, ses services et confirme au passage son souci de fournir des services variés, aux goûts du jour, répondant aux attentes des utilisateurs.

Le mois de Ramadan est le mois où les musulmans se rapprochent le plus de Dieu et multiplient les prières, pour cela Nokia vient de mettre en place des applications appelées « Ramadan », elles viennent « faciliter la prière et pratiquer l’Islam tout au long du mois sacré de cette année et les années à venir », un engagement louable de Nokia envers les utilisateurs musulmans qui sera fortement apprécié.

Dédiées plutôt aux personnes qui mènent un train de vie accéléré et qui utilisent la technologie pour gérer leur temps, ces applications islamiques se présentent sous une plateforme complète qui couvre tous les aspects de la sainte saison, des prières quotidiennes, aux règles relatives au jeûne et à la zakat, et même des SMS de vœux pour souhaiter un bon Ramadan à ses proches.

M. Timo Toikkanen, le vice président Sénior de Nokia Moyen-Orient et Afrique, a dit : « ‘’chez Nokia, nous apprécions les défis de développement et de création de solutions bénéfiques pour le quotidien de nos clients, où qu’ils soient.»

Ces nouveaux services seront lancés au courant de ce mois et seront supportés sur les modèles de téléphones portables suivants : Nokia N73 édition Spéciale, Nokia N95, Nokia 6300, Nokia 6120 Classique, Nokia 3110 Classique, Nokia E61i, Nokia E90 et le Nokia E65.

Le choix des applications disponibles sur les portables de Nokia sont: Adhkar, Ramadaniat, Vœux de ramadan, Oumrah, organisateur islamique, dictionnaire universel et thèmes de Ramadan.

Tandis que pour l’édition spéciale N73, Nokia met à disposition des utilisateurs trois E-livres, les noms sacrés d’Allah et un contenu supplémentaire relatif au mois de Ramadan.

 

Source : Mobilealgeri.com publié sur IQNA

RAMADAN 1428

13 septembre 2007

D’après les prévisions scientifiques de l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides[1] le calendrier des fêtes musulmanes pour l’année hégirienne à venir devrait être[2] le suivant Incha Allah :

Début du ramadan (1428) = 13 septembre 2007

Laylat al-Qadr (1428) = 9 octobre 2007

Fin du ramadan (1428) = 12 octobre 2007

Îd al-fitr ou Küçük Bayram (1428) = 13 octobre 2007

Îd al-adhha ou Kurban Bayram ou Tabaski ou Tafaska[3] (1428) = 20 décembre 2007

Le croyant, éclairé par Dieu, selon Son Ordre divin cherche la science. Il aborde, avec le discernement que le Créateur lui a transmis dans Sa Miséricorde, les mystères infinis d’une création organisée dans la logique et la cohérence, selon un ordonnancement rigoureux fixé par la Volonté divine du seul Puissant, seul Sage et seul Savant !



[1] L’Institut de Mécanique céleste et de Calcul des Ephémérides est issu du célèbre Bureau des Longitudes créé en 1795 par la Convention Nationale.

Associé au C.N.R.S., il évolue dans le cadre de l’Observatoire de Paris et concourt à l’élaboration des éphémérides nationales.

Composé d’une trentaine de chercheurs permanents et d’une quinzaine d’étudiants stagiaires, il voit ses missions de service public définies et garanties par une Académie de seize membres et trente deux correspondants, laquelle Académie porte aujourd’hui encore le nom réputé de Bureau des Longitudes.

[2] Avec beaucoup de prudence désormais, (comme on le comprend), les éphémérides de l’Imcce font figurer la mention suivante :

NOTA BENE :

Les fêtes musulmanes sont données dans le calendrier perpétuel musulman. En fait les débuts des mois sont définis par l’observation du premier croissant de Lune, il convient donc de se renseigner directement auprès des instances religieuses musulmanes pour connaître le début et la fin de ces mois (principalement pour le jeûne du mois de Ramadan).

Que chacun fasse comme il l’entend, selon les données scientifiques d’une institution républicaine ou selon celles des « instances religieuses musulmanes », Oumma se contente de transmettre en toute indépendance. Avec les « instances religieuses musulmanes » en France, le débat sera sans doute sans fin tant que des critères clairs et transparents de décision pour une pratique contemporaine ne seront pas déterminés.

[3] Nous donnons les noms de ces fêtes, (aux désignations par ailleurs multiples dans une même aire géographique), dans le domaine maghrébin, turc, africain de l’ouest et berbère. Si nos visiteurs souhaitent voir figurer des manières de nommer ces célébrations dans une région qui leur est familière, qu’ils nous signalent les vocables en usage chez eux, même dans les endroits les moins connus et qu’ils nous fassent part des usages particuliers, sortant de l’ordinaire, qu’ils auront pu connaître.

publié sur OUMMA.COM

Bismil-lah

Sallam alikoum

A l'occasion des congés d'été, l'association ASIDCOM suspend ses activités.

Retour à la rentrée scolaire 2007, inch'allah avec notamment l'organisation de l'assemblée générale statutaire.

Sallam alikoum wa ramatoullah wa barakatû.

    • A Marseille ASIDCOM a saisit la DGCCRF pour exercer le contrôle des opérateurs du pèlerinage. Aucune à notre demande de 2006.

Souhaitons qu'elle soit cette année plus vigilante devant ce "marché de requins", même si nous ne mettons pas tout le monde dans le même sac !

 In sha allah !

La préfecture sanctionne le voyagiste AYATOUR

 

Les plaintes de centaines de pèlerins de la Mecque contre l’agence AYA TOUR, ont attiré l’attention des services administratives de la préfecture d’Ile de France

 


Paris le 29 mai 2007 – Le préfet de Paris déclare le retrait de la licence d’agent de voyage de la SARL Travel Pearl (nom commercial : AYATOUR) au vu de la lettre de l’association de défense des pèlerins – SOS Pèlerin, et les nombreuses plaintes des pèlerins de la Mecque.

 

AYATOUR, créé à Paris en avril 2006, a généré un chiffre d’affaires de 3 M€ dont 800 000 € de profit net en 2006 !!! La recette miracle : vendre des prestations inexistantes et abuser la confiance des pèlerins…

 

Contrairement aux années précédentes, les pèlerins français sont déterminés à condamner ouvertement ces mauvaises pratiques. Un tabou est tombé… les pèlerins comme les pèlerines se plaignent. A l’image des centaines de fidèles de la mosquée d’Orly qui ont interpellé SOS Pèlerin au sujet de leurs difficultés causées par le voyagiste AYATOUR.  De nombreux pèlerins individuels se sont également adressés à SOS Pèlerin pour exprimer leur mécontentement.

 

SOS Pèlerin avait immédiatement saisi les services administratifs de la préfecture d’Ile de France ainsi que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

 

La sanction de cette agence, par la préfecture de la région d’Ile de France, est une première en France. Elle démontre aussi que l’administration se préoccupe de faire appliquer la loi pour tous. Il suffit à chacun de connaître ses droits et de les revendiquer…/....

 

Sallam alikoum

A l'occasion de la 5ème rencontre des musulmans du sud de la france au parc Chanot, organisée par l'UOIF, ASIDCOM a fait signé la pétition contre le projet de modification du code Rural visant à l'interdiction de l'abattage hors d'abattoirs agréés pour l'Aïd El Kébir ainsi qu'à l'obligation de l'étourdissement ante mortem (contraire au principe coranique de la licité).

Aussi, plusieurs nouveaux adhérents ont rejoint l'association : BIENVENUE.

Enfin, nous avons eu la parole au petit amphithéâtre pour une petite conférence avec nos frères de HALAL SERVICES, société de contrôle et d'identification du HALAL. Il s'agit d'un nouvel outil pour plus de rigueur et de respect des musulmans dans leur recherche du halal, mot ternis par le mercantilisme, la tromperie, le mensonge à l'égard de la communauté.

Allah alimou.

Avec AVS, Halal Services, les musulmans ont les outils pour être exigeant dans le licite sans électronarcose, assommage, traçabilité, hygiène, qualité.

 

Télécharger la pétition

 

Eduardo Galeano

 

 


Né à Montevideo, en Uruguay, en 1940, Eduardo Galeano a été rédacteur en chef de l’hebdomadaire Marcha et directeur du quotidien Época  En 1973, lors du coup d'État militaire, il s'est exilé en Argentine où il a fondé et dirigé la revue Crisis, puis en Espagne, suite à un nouveau coup d'État. Il est retourné vivre en Uruguay en 1985.

Journaliste prolifique, il est l'auteur de nombreux livres dont huit ont été publiés en français :
- Les Veines ouvertes de l'Amérique latine (Plon, 1999)
- Le Football, ombre et lumière (Climats, 1998)
- Le Livre des étreintes ( La Différence 1995)
- Amérique, la découverte qui n'a pas encore eu lieu (Messidor, 1992)
- Jours et Nuits d'amour et de guerre (Albin Michel 1987) - Une certaine grâce (Nathan, 1990)
- La trilogie Mémoire du feu - Les Naissances, Les Visages et les masques, Le Siècle du vent (Plon 1985 et 1988)
- Vagamundo (Actes sud, 1985)
- La Chanson que nous chantons (Albin Michel, 1977)

 

 

 

 

 

La planète comme shopping center

 

L’empire de la consommation
Par Eduardo Galeano, mars 2007

 

Le droit au gaspillage, privilège de quelques-uns, est censé être une liberté collective. La civilisation actuelle ne laisse pas dormir les fleurs, ni les poules, ni les gens. Dans les serres, les fleurs subissent la lumière en continu, afin qu’elles fleurissent plus vite. Dans les usines à œufs, même les poules ont été interdites de nuit.  Les gens ont également été condamnés à l’insomnie, à cause de l’anxiété d’acheter et de l’angoisse de payer.

 

 


 
Bénis, Seigneur, ces aliments, que même toi tu ne mangerais pas. Amen.
Juan Kalvellido, Tlaxcala

 

 


L’explosion de la consommation dans le monde actuel fait plus de bruit que toutes les guerres et met le monde plus en émoi que tous les carnavals. Comme le dit un vieux proverbe turc : « Qui boit à crédit, se soûle deux fois ».
La bringue étourdit et obscurcit le regard ; cette grande soûlerie universelle semble ne pas avoir de limites, ni dans le temps, ni dans l’espace. Mais tout comme le tambour, la culture de la consommation fait beaucoup de bruit parce qu’elle est vide. Et au moment de vérité, quand le bruit cesse et la fête finit, l’ivrogne se réveille tout seul, avec pour seule compagnie son ombre et la facture des pots cassés.

 

 

L’expansion de la demande se heurte aux frontières imposées par le système même qui l’a engendrée. Tout comme les poumons ont besoin d’air, le système a besoin à la fois de marchés de plus en plus vastes et ouverts et de matières premières aussi bien que d’une force de travail humaine, payées à des prix aussi bas que possible. Le système parle au nom de tous, adressant à tous ses ordres impérieux de consommation, diffusant parmi tous la fièvre de l’achat, bien que de toute façon et pour la plupart de gens, cette aventure commence et finisse sur l’écran de télévision. La plupart de gens, endettés afin de posséder des choses, finissent par n’avoir que des dettes qui servent à payer des dettes qui créent de nouvelles dettes, et finissent par consommer des fantaisies parfois matérialisées grâce à la délinquance.

 

 

Le droit au gaspillage, privilège de quelques-uns, est censé être une liberté collective. Dis-moi combien tu consommes, je te dirai qui tu es. Cette civilisation ne laisse pas dormir les fleurs, ni les poules, ni les gens. Dans les serres, les fleurs subissent la lumière en continu, afin qu’elles fleurissent plus vite. Dans les usines à œufs, même les poules ont été interdites de nuit. Les gens ont également été condamnés à l’insomnie, à cause de l’anxiété d’acheter et de l’angoisse de payer. Ce mode de vie n’est pas très salutaire pour les gens, mais il l’est pour l’industrie pharmaceutique.

 

 

Les USA consomment la moitié des sédatifs, des anxiolytiques et autres drogues chimiques vendues légalement dans le monde, et plus de la moitié des drogues interdites qui sont vendues illégalement. Cette réalité n’est pas négligeable si l’on tient compte du fait que la population des USA ne constitue qu’à peine 5% de la population mondiale. 

 

 

«Celui qui passe son temps à se comparer aux autres est malheureux», se lamente une femme du quartier du Buceo, à Montevideo. La douleur de ne plus être, chantée jadis par les tangos, a laissé place à la honte de ne rien avoir. Un homme pauvre est un pauvre homme. «Quand on n’a rien, on pense que l’on ne vaut rien », dit un jeune homme dans le quartier de Villa Fiorito, à Buenos Aires. Et dans la ville dominicaine de San Francisco de Macorís, un autre homme dit : « Mes frères travaillent pour les marques. Ils vivent pour s’acheter la marque et suent sang et eau pour arriver à payer les frais ».

 

 

Invisible violence du marché : la diversité est l’ennemi de la rentabilité et l’uniformité s’impose. Partout, la production en série, à échelle gigantesque, dicte ses incontournables règles de consommation. Cette dictature de l’uniformisation obligatoire est plus dévastatrice que n’importe quelle dictature à parti unique car elle impose, partout dans le monde, un mode de vie qui clone les êtres humains comme s’il agissait des photocopies d’un consommateur idéal.   

 

 

Le consommateur idéal est l’homme qui ne bouge pas. Cette civilisation mélange quantité et qualité, embonpoint et bonne alimentation. Selon la revue scientifique The Lancet, « l’obésité sévère » a augmenté de presque 30% dans la population jeune des pays les plus développés dans la dernière décennie. Selon une recherche récente du Centre de Sciences de la Santé de l’Université du Colorado, l’obésité a augmenté de 40% parmi les enfants nord-américains dans les seize dernières années. Le pays inventeur des repas et boissons light, des diet food et des aliments fat free, compte le plus grand nombre de personnes grosses du monde. Le consommateur idéal ne gare la voiture que pour travailler et pour regarder la télé, assis devant le petit écran, il passe une moyenne de quatre heures par jour à dévorer des aliments en plastique.  

 

 

C’est le triomphe de la poubelle déguisée en nourriture : petit à petit, cette industrie conquiert les palais du monde et casse en mille morceaux les traditions culinaires locales. Dans certains pays la tradition du bien manger vient de loin, compte sur des milliers d’années de raffinement et de diversité, et constitue un héritage collectif qui appartient non seulement aux tables des riches, mais aux fourneaux de tout le monde. Ces traditions, ces signes d’identité culturelle, ces fêtes de la vie, sont en train d’être troublées radicalement par l’imposition du savoir chimique et unique : la mondialisation du hamburger, la dictature du fast food. La plastification des aliments à l’échelle mondiale, œuvre du Mac Do, Burger King et d’autres entreprises, réussit à violer le droit à l’autodétermination en ce qui concerne la gastronomie : un droit sacré, car la bouche est l’une des portes de l’âme.  

 

 

La Coupe du monde de football de 1998 a confirmé, parmi d’autres choses, que la MasterCard tonifie les muscles, que le Coca-Cola offre la jeunesse éternelle et que le menu MacDo est incontournable pour un bon athlète. L’immense armée de MacDo bombarde de hamburgers les bouches des enfants et des adultes sur toute la planète. La double arche du M a servi d’étendard pendant la récente conquête des pays de l’Est de l’Europe. Les queues devant le MacDo de Moscou, inauguré en fanfare en 1990, ont été le symbole de la victoire de l’Occident avec autant d’éloquence que la chute du Mur de Berlin.   

 

 

 
Crossroads of the World, “Carrefour du monde”, le premier shopping center de Holywwod
(Robert V. Derrah, 1935),  6671 Sunset Boulevard, Los Angeles

 

 

Signe de ces temps, cette entreprise, qui incarne les vertus du monde libre, nie à ses employés la liberté d’affiliation à tout syndicat. McDonald’s viole ainsi un droit qui est légal dans les nombreux pays où il est présent. En 1997, quelques travailleurs membres de ce que l’entreprise appelle la Macfamille ont essayé de se syndicaliser dans un restaurant de Montréal : le resto a fermé. Cependant, en 1998, les employés du MacDo d’une petite ville près de Vancouver ont réussi cet exploit digne du livre Guinness des records.

 

 

Les masses consommatrices reçoivent des ordres dans un langage universel : la publicité a réussi là où l’espéranto avait échoué. N’importe qui, dans n’importe quel lieu au monde, comprend les messages transmis par la télé. Ces 25 dernières années, les frais publicitaires ont été mondialement doublés. Grâce à cela, les enfants pauvres boivent de plus en plus de coca-cola et de moins en moins de lait, et le temps libre devient le temps de la consommation. Temps libre, temps prisonnier : les maisons sans beaucoup de moyens n’ont pas de lit mais elles ont une télé, et la télé a la parole. Ce petit animal acheté à crédit est la preuve de la vocation démocratique du progrès : il n’écoute personne, mais à tous il parle. C’est comme ça qu’aussi bien les riches que les défavorisés apprennent les vertus de la voiture dernier modèle, ainsi que les avantages du taux d’intérêt de telle ou telle banque. 

 

 

Les experts savent comment transformer les marchandises en instruments magiques contre la solitude. Les choses possèdent des attributs humains : elles caressent, tiennent compagnie, comprennent, aident, le parfum t’embrasse et la voiture est l’ami qui ne te laisse jamais tomber. La culture de la consommation a fait de la solitude le marché le plus lucratif. On remplit les trous du cœur en les bourrant soit de choses, soit du rêve de les posséder. Et les choses ne font pas qu’embrasser, elles peuvent également devenir le symbole de l’ascension sociale, sauf-conduit pour traverser les douanes de la société de classes, clefs qui ouvrent des portes interdites. Plus les choses sont exclusives et mieux c’est : les choses te choisissent et te sauvent de l’anonymat social. D’habitude, la fonction de la publicité ne consiste pas à donner des renseignements sur le produit, car ce n’est pas le plus important, sinon à compenser les frustrations et à nourrir les fantaisies : Qui voulez-vous devenir par l’achat de cet after-shave ?

 

 

Le criminologiste Anthony Platt a observé que les délits de rue ne sont pas seulement le fruit de la pauvreté extrême, mais aussi de l’éthique individualiste. D’après Platt, l’obsession sociale du succès a une incidence décisive sur l’appropriation illégale d’objets. J’ai toujours entendu dire que l’argent ne fait pas le bonheur.  Cependant, n’importe quel téléspectateur pauvre a des raisons plus que suffisantes pour penser que celui-ci offre quelque chose de tellement proche du bonheur que la différence n’est qu’une affaire de spécialistes.

 

 

Selon l’historien Eric Hobsbawm, le XXe siècle a mis fin à sept mille ans de vie humaine fondé sur l’agriculture depuis l’apparition des premières cultures, à la fin du paléolithique. La population mondiale s’urbanise et les paysans deviennent des citadins. En Amérique du Sud on trouve des champs vides et d’énormes fourmilières urbaines : les villes les plus grandes du monde et les plus injustes. Les paysans, expulsés de leurs terres par l’agriculture moderne d’exportation et par l’érosion, envahissent les banlieues. Ils croient que Dieu est partout, mais ils savent d’expérience qu’il se trouve dans les grandes villes. Les villes promettent du travail, de la prospérité et un avenir pour leurs enfants. Ceux qui attendent dans les campagnes regardent la vie passer et meurent en baillant, alors que c’est dans les villes que la vie se passe, et les appelle. Entassés dans des taudis, la première chose que les nouveaux venus apprennent est que le travail manque, qu’il y a trop de bras, que rien n’est gratuit et que les produits de luxe les plus chers sont l’air et le silence.

 

 

Frère Giordano da Rivalto prononce à Florence un éloge des villes au début du XIVè siècle. Il dit que les villes grandissent car « les gens aiment se rencontrer ». Se rencontrer, se rassembler. Or, qui rencontre qui ? L’espoir rencontre t-il la liberté ? Le désir rencontre-t-il le monde ? Et les gens, rencontrent-ils d’autres gens ? Si les relations humaines ont été réduites à des relations entre des choses, combien de personnes rencontrent des choses ?

 

 

Le monde entier devient un grand écran télé où nous pouvons regarder les choses, mais jamais y toucher. Les marchandises bon marché envahissent et privatisent les espaces publics. Les gares de bus et de train, qui étaient des espaces de rencontre il n’y a pas si longtemps, deviennent maintenant des espaces d’exhibition commerciale.

 

 

Le shopping center ou shopping mall, la vitrine par excellence, impose sa présence écrasante. Les multitudes se rendent en pèlerinage à ce temple principal où se célèbrent les messes de la consommation. La plupart des fidèles contemplent, en extase, les choses que leurs poches ne peuvent pas se permettre, alors que la minorité acheteuse s’expose au bombardement de l’offre incessante et exténuante. La foule qui monte et descend les escaliers mécaniques voyage à travers le monde : les mannequins sont habillés comme à Paris ou Milan, les machines sonnent comme à Chicago et la contemplation et l’écoute restent gratuites. Les touristes venus des villages de l’intérieur ou d’autres villes qui n’ont pas encore mérité ces bénédictions du bonheur moderne, posent pour la photo, au pied des marques internationales les plus connues, de même qu’ils le faisaient auparavant sur la place, aux pieds de la statue du grand homme. Beatriz Solano observe que les habitants des banlieues vont au center, au shopping center, comme avant ils allaient au centre-ville. La promenade traditionnelle des week-ends est remplacée par l’excursion à ces centres urbains. Les visiteurs, coiffés, douchés, aux habits bien repassés et dans leurs plus beaux atours vont à une fête où ils n’ont pas été invités, mais où, au moins, il leur reste permis de regarder. Des familles au complet partent en voyage dans la capsule spatiale qui parcourt l’univers de la consommation, où l’esthétique du marché a dessiné un paysage incroyable de mannequins, de marques et d’étiquettes. 

 

 

La culture de la consommation, culture de l’éphémère, condamne tout à l’oubli médiatique. Tout change au rythme vertigineux de la mode, au service du besoin de vendre. En un clin d’œil, les choses vieillissent et sont remplacées par d’autres articles également fugaces. La seule chose qui demeure de nos jours est l’insécurité, car les marchandises, aussi volatiles que le capital qui les finance et que le travail qui les produit, sont fabriquées pour disparaître aussi tôt. L’argent vole à la vitesse de la lumière : hier il était là-bas, aujourd’hui il se trouve ici et demain, qui sait où, et pendant ce temps tous les travailleurs sont des chômeurs potentiels. Paradoxalement, les shopping centers, les royaumes de la fugacité, offrent la plus réussie des illusions de sécurité. Ils résistent au temps, sans âge et sans racines, sans jour, ni nuit, ni mémoire, et ils existent hors du temps, au-delà des turbulences de la dangereuse réalité du monde. 

 

 

Les maîtres du monde utilisent le monde comme s’il était jetable : une marchandise à vie éphémère qui s’épuise comme le font, à peine elles sont nées, les images lancées par la mitrailleuse de la télé, les modes et les idoles lancés sans trêve sur le marché par la publicité.  Mais, où ailleurs pouvons-nous déménager ? Tout le monde est-il obligé de croire que, ayant décidé de la privatisation de l’univers lorsqu’il était de mauvaise humeur, Dieu a vendu la planète à quelques entreprises ? La société de la consommation est un attrape-nigauds. Ceux qui tiennent les rênes font semblant de l’ignorer, mais tous ceux qui ont des yeux peuvent voir que la plupart des gens consomment peu, très peu ou rien, afin de garantir l’existence du peu de nature qui nous reste encore. L’injustice sociale n’est pas une erreur à corriger, ni un défaut à surmonter : il s’agit d’un besoin essentiel. Nulle nature n’est en mesure de nourrir un shopping center de la taille de la planète.

 

Original  ecoportal.net
Traduit de l'espagnol par Paz Gómez Moreno et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non commercial ; elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner sources et auteurs.

 

URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2749&lg=fr
Deutsche Fassung : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2444&lg=de

 

 

Licite et illicite: principes adoptés par l’Islam 

 

 

« Guide nous sur le droit chemin » Coran 1/6.

 

« La recherche du licite est une obligation pour chaque musulman » Hadith du prophète Muhammad (PBSL) et rapporté par Ibn Massoud.

 

« Mangez d’excellentes nourritures ! Faites le bien » Coran 23/51.

 

« L’obéissance à Dieu est l’un des coffres de Dieu ; sa serrure est l’imploration dont la clef est une bouchée licite » Yahya Ibn Moûedh.

 

« Il égare qui il veut et mène à la voie droite qui il veut » Coran 14/4.

 

La probité à l’égard du licite est de quatre degrés : gens justes ( renonciation à l’impiété, injustice et désobéissance, probité à l’égard des fatwas), gens pieux ( probité à l’égard de tout ce qui pourrait être décrété illicite mais qui est permis), gens dévots ( ce qui n’est pas mal de crainte de ce qui pourrait l’être), gens purs ( ce qui pourrait emmener une chose détestable).

 

« N’importe quelle goutte ou morceau d’impureté, liquide ou solide, dans une sauce, une nourriture ou dans une graisse rendent le tout illicite à la consommation » Al Ghazâli.

 

PRINCIPES

1/ La règle originelle est : tout est la permission

Coran 2/29, 45/13, 31/20, 19/64, 6/119, 42/21, 10/59. Tout rite cultuel doit provenir d’un ordre divin.

2/ La détermination du licite et de l’illicite est une prérogative exclusive de Dieu

Coran 42/21, 9/31, 10/59, 16/114 à 119.

3/ L’action d’interdire le licite et permettre l’illicite va de pair avec l’associationnisme

Coran 5/103 à 104, 5/32, 5/33, 5/87, 5/88.

4/ L’interdiction ne concerne que ce qui est impur et nocif

Coran 6/146, 6/160, 4/160, 4/161, 7/157, 2/219, 5/4, 5/5, 2/220.

5/ Il y a dans le licite ce qui nous permet de nous passer des choses interdites

Coran 4/26 à 28.

6/ Tout ce qui mène à l’interdit est lui même interdit

Chacun supporte une part en rapport avec le degré de sa participation. Exemple avec le vin pour celui qui boit, le presse, le transporte, mange le prix…

7/ La ruse pour faire passer l’interdit est interdite

Exemple : le vin en eau de vie, le ribat en bénéfice…

8/ La bonne foi n’excuse par l’interdit

coran 23/51, 2/172.

9/ Fuir les choses équivoques de peur de tomber dans l’interdit

Coran 6/119.

10/ L’interdit est interdit à tous

Coran 3/75 exemple : le vol.

11/ La nécessité abolit l’interdiction

Coran 2/173, 22/185, 5/6, 4/28.

Travail associatif sur les ouvrages d'Al Ghazâli et Quardawi

 

 

 

 

 

 

 

Halal, les nouvelles tendances
Publié le : dimanche 28 janvier 2007.
 
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Pour la première fois, une première base de données sur les motivations de la consommation Halal en France a été effectuée. Choix religieux ou de consommateurs, ou les deux ? Nouvelle mode ou nouvelle donne dans le paysage socio-religieux français ?

Deux universitaires, Florence Bergeaud-Blackler, sociologue à l’unité d’anthropologie de l’université Aix-Marseille, et Karijn Bonne, doctorante à l’université de Gand (Belgique), se sont associées pour réaliser une première base de données sur les motivations de la consommation halal en France. Cette base de données a été réalisée à partir d’une enquête menée auprès de consommateurs de ces produits, au Bourget, lors des rencontres annuelles de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) qui se sont déroulées en mars dernier. Cinq cent soixante-seize personnes maghrébines (1/3) et Français d’origine maghrébine (2/3) ont répondu à un questionnaire anonyme d’environ sept pages portant sur leurs habitudes d’achat et de consommation, la part de consommation de produits halal dans leur consommation alimentaire, le type de produits achetés et consommés, les qualités qu’ils attribuent aux produits halal, leur investissement religieux, etc. L’enquête n’avait pas pour but de calculer la part de consommation de produits halal en France mais plutôt de décrire les attitudes de ce type de clientèle. Pour la très grande majorité des personnes interrogées, manger halal est une conduite systématique. Seules 14,1 % des personnes interrogées ont déclaré manger des produits non halal, leur consommation restant majoritairement halal (tous types de produits confondus). Les autres (85,9 %) ont déclaré manger exclusivement halal. Cette tendance est confirmée et même accentuée chez les moins de trente ans et chez les jeunes nés en France ou arrivés en France avant l’âge de 15 ans. Lorsque les consommateurs mangent halal, ils le font autant que possible de façon systématique, les conduites de consommation occasionnelles étant minoritaires, et le plus souvent non souhaitées. L’idée d’une consommation halal événementielle liée à une période de fête semble s’évanouir : la consommation halal est une consommation quotidienne motivée par le tabou du porc et ce qui s’apparente de plus en plus à un tabou de la viande non halal. L’enquête montre que manger halal est considéré comme une obligation religieuse. On s’y soumet de la même façon, que l’on soit croyant, pratiquant occasionnel ou assidu. Autrement dit, on peut avoir une pratique très faible et manger des produits halal systématiquement et, inversement, avoir une pratique très régulière et ne manger des produits étiquetés halal qu’occasionnellement. La motivation religieuse est loin d’être l’unique déterminant de la consommation halal. Consommer de la viande halal procure d’autres avantages. L’enquête montre que les répondants pensent, pour la très grande majorité que la viande halal a meilleur goût, qu’elle a des qualités sanitaires supérieures, qu’elle est meilleure pour la santé et que le procédé d’abattage dont elle est issue est moins pénible pour l’animal. Ces premiers résultats n’avaient pas pour ambition de refléter les motifs de consommation des produits halal pour l’ensemble de la population d’origine maghrébine résidant en France. Ils révèlent toutefois quelques grandes tendances caractéristiques de la demande halal d’une population urbaine dès lors que l’offre de produits est « facilement » accessible. En guide de synthèse de ces premiers résultats. La motivation de consommation est religieuse mais elle n’est pas fonction de l’intensité de la pratique. Par ailleurs, les consommateurs interrogés sont, comme l’ensemble des consommateurs français, préoccupés par la sécurité et la qualité des aliments et, pour eux, la certification halal peut garantir ces qualités. Les institutions religieuses (toutes tendances confondues) peuvent aux yeux des consommateurs garantir le caractère halal des produits. L’information sur les produits halal est jugée par la majorité insuffisante. La base de données est loin d’avoir été exploitée dans son intégralité. Son traitement sera complété par d’autres types d’enquête « qualitative » comme l’organisation de Focus Group, et d’entretiens avec des professionnels de la boucherie halal en France et en Belgique. Pour les auteures française et belge, ces premiers résultats permettent de s’interroger d’ores et déjà sur plusieurs points. L’adéquation entre l’offre et la demande de ces produits : si la consommation halal est exclusive pour une majorité, on peut s’interroger sur les logiques qui dictent la qualité et les prix de ces produits et leurs conséquences. Par exemple, les produits halal sont-ils suffisamment contrôlés d’un point de vue nutritionnel ? L’adéquation entre l’offre et la demande de certification. Du point de vue des consommateurs, les institutions religieuses offrent plus de garantie. Les études sur l’offre halal montrent qu’elles sont peu présentes dans le secteur productif et que, sans réglementation du terme halal, ce sont de multiples entreprises commerciales se présentant comme musulmanes qui choisissent leur définition du halal. Une clarification s’impose donc entre institutions religieuses et les nombreux organismes privés de certification qui mobilisent, sans contrôle, des symboles religieux. Les consommateurs attendent beaucoup des produits halal : sécurité, qualité, nutrition. Mais se donnent-ils les moyens de leurs exigences ? Les discours communautaristes prennent souvent le pas sur une réflexion de fond. Or la qualité de « musulman » n’offre pas toutes les garanties ! Une distribution plus claire des responsabilités entre les professionnels agissant au niveau de la production, du contrôle et de la distribution serait souhaitable. Les consommateurs devraient prendre leur part de responsabilité. Pour les auteurs, cela pourrait passer, par exemple, par la constitution d’associations de défense de consommateurs, à condition qu’elles soient strictement indépendantes des entreprises productives.

Samedi 27 Janvier 2007 Florence Bergeaud-Blackler

Source : http://www.sezamemag.net

A'ûdhu bi-l-lâhi mina shytâni r-rajîm

Bismi l-lâhi r-rahmâni r-rahîmi

Sallam alikoum chers frères et soeurs,

L'association ASIDCOM participera, inshâ allah,

à la 5ème rencontre annuelle des musulmans du sud,

le dimanche 20 mai 2007/1427H.

au parc Chanot de Marseille, organisée par l'UOIF

De 17H30 à 18H45, au petit amphithéâtre,

salle de 200 à 300 personnes

Témoignage sur les projets et actions concrètes de l'association

avec la présence

de Hadj Abdelaziz Bernard Di Spigno, président fondateur,

et de Nabil Hocine, secrétaire général.

Merbébikoum !(soyez les bienvenus)!

Sallam alikoum wa ramatoullah wa barakatû.

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