Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher Sur Le Blog

Archives

8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 17:45

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2276757&rubId=4078

Les autorités françaises veulent assurer de meilleures conditions de transport des fidèles lors du prochain «hadj», en décembre

 

Un marché lucratif – plus de 25 000 pèlerins partent chaque année de France – et des abus nombreux. Face aux escroqueries et aux conditions difficiles rencontrées par des milliers de musulmans chaque année, les autorités françaises ont annoncé, le 8 juillet dernier, qu’elles allaient intensifier leurs contrôles pour l’organisation du « hadj » (pèlerinage de La Mecque ).

En ligne de mire : les conditions de transport. Organisé par des structures hétéroclites, depuis l’agence de voyage professionnelle jusqu’à l’association en passant par la mosquée, le transport des pèlerins s’est révélé catastrophique au cours des dernières années. Ainsi, en 2005, des milliers de fidèles français avaient dû attendre plusieurs jours dans les aéroports saoudiens, faute d’avions viables ou à la suite de défections d’affréteurs.

Pour remédier au problème, les autorités comptent appliquer plus strictement la législation en matière d’opérateurs de voyage, comme l’explique Didier Leschi , responsable du bureau central des cultes au ministère de l’intérieur. « Pour ce genre de déplacement, le numéro d’agrément d’une agence atteste son sérieux. Il nous faut contrôler cela étroitement et informer sur le sujet. Le travail conjoint entre la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), les différents ministères -tourisme, transports, affaires étrangères-, les associations et les autorités saoudiennes va beaucoup améliorer les choses. »

 

Vers une labellisation des offres ?

 

Plusieurs réunions seront organisées avant le pèlerinage et une brochure pour informer les pèlerins de leurs droits sera rééditée. Également partie prenante dans cette sensibilisation, le Conseil français du culte musulman (CFCM) se réjouit de cette avancée. « C’est une bonne chose d’agir pour un meilleur accompagnement des pèlerins, indique Miloud Benamara, président de la commission « pèlerinage ». Nous réfléchissons à envoyer une délégation sur place et à entrer dans une démarche de labellisation des offres. Mais les moyens manquent, et notre fonctionnement est complexe. » Décision en septembre.

Du côté de l’association SOS Pèlerin, née à la suite des problèmes du Hadj de 2005, on s’active aussi. Zakaria Nana, son président, se félicite de cette avancée : « La professionnalisation du secteur du tourisme cultuel est primordiale. C’est le seul moyen d’éviter les abus. » Mais il faut aller plus loin. L’association publiera dès la rentrée la liste d’une vingtaine d’offres sérieuses et lancera un bulletin d’information trimestriel, qui sera diffusé dans les lieux de culte.

Des formations de prévention médicale seront données aux pèlerins, tandis qu’une délégation sera envoyée au pavillon français lors du pèlerinage, avec un corps médical, des personnalités, mais aussi des contrôleurs chargés de vérifier les conditions d’hébergement. L’autre point noir des précédentes éditions.

Enfin, SOS Pèlerin finalise la création d’une assistance annulation et rapatriement, en partenariat avec un grand groupe d’assurances. « L’objectif étant que tous les opérateurs de voyage en fassent autant, comme pour tout usager touriste », précise Zakaria Nana. Des centaines de dossiers de plaintes sont toujours en instruction, après les problèmes des pèlerinages précédents. La grande majorité des procédures sont engagées contre des voyagistes, preuve supplémentaire de la nécessité d’assainir ce marché du tourisme cultuel.

Aurélien TARDIVEAU

 

 

 

Zakaria Nana - President de SOS Pelerin

Partager cet article

Repost 0
Published by Hadj Abdelaziz Bernard Di Spigno - dans ACTUALITES
commenter cet article

commentaires