PRESSE

Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /2006 18:27
La ville de Marseille refuse la présence d'une association de "Défense de consommateurs musulmans"
PressOrient 3 Octobre 2006 / Depuis 5 mois, l'association de "défense de consommateurs musulmans" ASIDCOM cherche à obtenir sa domiciliation auprès de la ville de Marseille. Par lettre en date du 25 septembre 2006, la municipalité refuse la présence de l'association loi 1901 au sein de la Cité des associations au motif d'une incompatibilité avec les statuts adoptés par le conseil municipal en octobre 2005. L'article 2.4 stipule "ne peuvent adhérer les associations à but cultuels". Le président de l'"Association de sensibilisation, d'information et de défense de consommateurs musulmans - ASIDCOM", Hadj Abdelaziz Bernard Di Spigno, affirme dans un communiqué que; "le maire de Marseille est habitué à choisir ses musulmans, surtout quand ils font des courbettes!". Extraits: "Nous contestons cette discrimination négative car notre initiative citoyenne n'est pas vouée à l'exercice du culte musulman. La jurisprudence administrative étaille bien les conditions nécessaires à la reconnaissance que en aucune façon ne peut s'appliquer en l'espèce. Nous allons interpeller le ministère de l'intérieur pour une interprétation auprès du bureau central des cultes , qui actuellement n'a reconnu que 50 sur 470 associations au motif cultuel(...) En attendant la notification écrite, le Conseil d'administration va être convoqué pour débattre et prendre les décisions nécessaires face à cette galégade marseillaise à la sauce UMP."
PressOrient 3 Octobre 2006 ¤ source: communiqué ASIDCOM
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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /2006 18:20

Maroc : Aïd Al Adha célébré le 31 décembre

Maroc : Aïd Al Adha célébré le 31 décembre

Le premier Dou Al Hijja de l’année 1427 de l’Hégir correspondra au vendredi 22 septembre, et l’Aïd Al Adha sera célébré dimanche 31 décembre 2006.

Le croissant lunaire annonçant le mois de Dou Al Hijja de l’an 1427 de l’Hégir, a été observé, jeudi soir, correspondant au 21 décembre 2006. Par conséquent le premier Dou Al Hijja correspondra au vendredi 22 décembre 2006, et l’Aïd Al Adha sera célébré le 10 Dou Al Hijja.

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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /2006 18:25
Mouton de l’Aïd El Idha en Tunisie
Chacun selon son budget
Les services du ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques estiment à 910 mille  le nombre des têtes destinées au sacrifice, réparties entre 637 mille têtes de grands moutons « barkous» ( 70%), 182 mille têtes de moutons à taille normale ( 20%) et 91 mille têtes de chèvres.
 

 Les points de vente  sont ouverts depuis le week- end dernier. L’offre connaît une augmentation d’un jour à l’autre. On passe progressivement des lieux de production aux marchés de consommation. De même, l’offre dans le marché des animaux de la capitale connaît une augmentation progressive. Les deux derniers jours, elle a atteint 5.000 têtes par jour.  Mais le mouvement vente-achat reste faible en dépit des visites  quotidiennes des familles aux «rahbas».
Les moyennes des prix pratiqués indiquent que les petits moutons sont vendus entre 170 et 220 dinars, les «barkous» entre 250 et 310 dinars. Quant aux grands moutons, les prix sont plus élevés.
Dans le Grand-Tunis, on trouve 5 points de vente au kilo, deux sont gérés par la société Ellouhoum (El Ouardia et La Manouba), les trois autres sont gérés par le Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait ( un point de vente à El Mourouj et deux à l’Ariana). La société Ellouhoum a fixé les prix de vente à 5,2 dinars le kilo pour les moutons dépassant les 40 kg et 5,4 dinars pour les moutons pesant  moins de 40 kg.
Tous les intervenants s’engagent à assurer un approvisionnement régulier dans les points de vente  organisés. Ainsi, la société Ellouhoum a acquis 5.000 têtes auprès des éleveurs et elle compte en acheter 3.000 autres. 
Pour sa part, l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) encourage les éleveurs à s’engager dans ce programme en établissant  des contrats de partenariat avec la société Ellouhoum.
    D’autre part, la même société a programmé l’importation de 3.000 carcasses afin de renforcer l’offre. Le point de vente de la société de la viande bovine et ovine est ouvert depuis jeudi dernier. Le kilo est vendu à 10 dinars.
  Un programme de contrôle, élaboré par les services de contrôle économique et la Garde nationale, est entré en application pour superviser l’approvisionnement des points de vente et des marchés. Jusqu’à jeudi dernier, ils ont effectué 3.600 visites  et ont relevé 42 infractions relatives notamment à la pratique de l’activité de vente d’une manière illégale ou à des comportements portant atteinte à la marche ordinaire des transactions. Ainsi, mercredi dernier, les services de contrôle ont confisqué  plus de 60 moutons lors d’opérations de vente aux enchères, considérée comme illégale.
Notons que cette année, la vente se caractérise par une grande diversité. Les consommateurs peuvent visiter les points de vente occasionnels, les marchés ordinaires et les points de vente dans les grandes surfaces.
  S.HAMROUNI
   
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /2006 18:31

Préparatifs de L'Aïd el Kébir au Sénégal

 

A0081Pr_paratifs_de_la__Tabaski_L_A_d_el_k_bir

Je vous rassure,mon ami n'est pas en train de partager le repas avec son monton;il est juste en train de lui préparer les meilleurs morceaux ;son but étant de l'engraisser et de l'amener au "Top"avant le jour de L'Aïd el Kébir(Tabaski ou fête du Mouton au Sénégal)

Par Hadj Abdelaziz Bernard Di Spigno - Publié dans : PRESSE
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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /2006 18:35

La Tabaski, c'est le nom donné à la fête de l'Aïd-el-Kébir en Afrique de l'Ouest. Cette fête célèbre le geste d'Abraham, à qui Dieu avait ordonné de sacrifier son enfant. Au dernier moment, un beau bélier cornu lui est envoyé du paradis pour le rachat de son fils. Pour perpétuer ce geste, triomphe de la foi sur le doute et le septiscisme, la Sounah recommande, à ceux qui ont les moyens, d' immoler une belle bête (bélier ou mouton castré, bouc ou caprin castré, brebis ou chèvre, taureau ou chameau), après une prière de deux Rakkas (génuflexion). La viande est mangée dans la famille et donnée aux nécessiteux.


 

Une grande fête au Sénégal

La fête de la Tabaski est un moment fort de la vie religieuse et culturelle au Sénégal.

La recherche du mouton (et de l'argent qui permet de l'acquérir) est une activité qui s'entreprend de nombreux jours avant la fête. Les foirals s'installent un peu partout dans la ville, et les bergers peuls sillonnent les rues avec leurs plus belles bêtes, lavées et parées. Les négociations sont interminables. Certains s'y prennent très tôt, d'autres le plus tard possible en espèrant que les prix baissent.

La Tabaski est aussi l'occasion de renouveller sa garde robe et d'offrir des nouveaux vêtements aux enfants, qui iront rendre visite aux membres de la famille.

De nombreuses personnes sont ainsi obligées de s'endetter (un mouton coûte de 40.000 F à 100.000 FCFA, parfois bien plus) pour "tenir son rang" et ne pas subir le regard du voisin.

Photos © Cheikh Tidiane Sagna et Maxime Laura    
 
 
Les foirals regorgent de belles bêtes et les palabres vont bon train.
Les moutons sillonnent les rues de Dakar
Les plus belles bêtes sont exposées.
 
 
Les marchés ne désemplissent pas.
Départ à la mosquée et prière de l'Imam.
 
 
Le mouton est sacrifié, dépecé et grillé
Par Hadj Abdelaziz Bernard Di Spigno - Publié dans : PRESSE
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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /2006 05:56
30 décembre 2006

C’est le jour de l’Aïd... que Saddam Hussein a été pendu

 

 






Samedi 30 décembre 2006.


C’est le jour de l’Aïd... Ce jour du sacrifice du mouton qui existe dans le judaïsme et que les chrétiens ont repris dans la figure du christ. Avoir choisi ce jour là pour exécuter Saddam Hussein est une provocation de plus pour le monde musulman, et c’est à tous les musulmans de France et du monde que je pense en ce moment, eux qui ne peuvent que ressentir l’outrage faite à l’indépendance de L’irak.


Il ne suffit pas de s’opposer à la peine de mort, il faut analyser politiquement cet acte et ses conséquences.

Une telle exécution a un sens politique :

D’abord faire bien comprendre que qui s’oppose à Bush et plus généralement à ses alliés occidentaux sera détruit. Le message vise tout autant le hamas,les palestiniens, l’Iran que le peuple irakien...

Cacher la complicité se ces mêmes Etats-Unis et occidentaux dans les actes criminels de Saddam Hussein. On l’a jugé pour le massacre d’un population chiite, mais l’execution a permis de ne pas lever le voile sur tout ce qui a été fait pour s’attirer les bonnes graces des occidentaux comme la guerre contre l’Iran.

Enfin il s’agit d’entrainer la haine, les divisions, les massacres entre musulmans et plus généralement l’impérialisme montre que désormais il adopte la stratégie du chaos, les alliances à géométrie variable, les amitiés sont fluctuantes seuls les intérêts sont stables.


Nous sommes dans un monde abominable et il faut en tirer la leçon. Croyez-vous que de tels monstres nous laisseront transformer leur monde dans la quiétude ? Non, dès qu’ils nous craindront ils agiront avec nous comme avec les peuples de ce tiers monde, ceux du Moyen-orient et pas seulement.

Il n’y a qu’une réponse, le respect des souverainetés et la recherche de l’unité entre les opprimés.

Tous les pays de la planète dénoncent ce jour malheureux, la Russie, l’Inde entre autres. La réaction des hommes politiques français paraît faible, se contenter de dénoncer la peine de mort n’est pas suffisant, il faut bien mesurer la fascisation de l’impérialisme.

Danielle Bleitrach, sociologue marseillaise sur "le grand soir.info"

Par Hadj Abdelaziz Bernard Di Spigno - Publié dans : PRESSE
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /2007 23:37

 Le Conseil d'Etat saisi sur la question de la 'soupe au cochon' 

Le ministère de l'Intérieur a saisi jeudi le Conseil d'Etat sur une distribution à Paris de "soupe au cochon" aux sans-abri, jugée xénophobe et raciste à l'égard des personnes de confession juive et musulmane, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris.

Malgré son interdiction en décembre dernier par la préfecture de la capitale, cette opération caritative a été autorisée mardi par décision du tribunal administratif de Paris, qui a considéré que cette distribution ne constituait pas un trouble à l'ordre public.

"Le ministère de l'Intérieur a fait appel jeudi de la décision du tribunal et déposé un recours devant le Conseil d'Etat qui sera examiné vendredi", a-t-on indiqué à Reuters à la préfecture de police.

Mardi, le tribunal administratif a suspendu les arrêtés de décembre 2006 du préfet de police qui interdisaient à l'association "SDF-Solidarité des Français", proche de mouvements d'extrême droite, la distribution de cette soupe populaire à base de lard.

Dans un communiqué publié jeudi, le tribunal reconnaît que "l'association poursuit un but manifestement discriminatoire à l'encontre des personnes auxquelles leur confession interdit la consommation de viande de porc".

Mais, poursuit-il, "seul un risque de trouble public autorise l'autorité administrative à prononcer l'interdiction d'une manifestation". "Le juge des référés a dû constater d'une part que le préfet de police ne rapportait nullement la preuve de l'existence d'un tel risque", justifie le communiqué.

D'autre part "le but poursuivi par l'association (...) ne pouvait pas être assimilé à une atteinte à la dignité humaine constitutive, en elle-même, d'un tel trouble", argue le tribunal.

Il fait en outre observer que "d'autres distributions de nourriture exemptes de viande de porc sont effectuées par des associations caritatives".

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a exprimé jeudi "son indignation et sa déception" et saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE).

Il annonce dans un communiqué son intention de donner des "suites judiciaires appropriées" à l'affaire et attend que les pouvoirs publics fassent "une intervention énergique pour contrecarrer cette injure à la pauvreté".

De son côté, le PCF dans un communiqué demande au ministère de l'Intérieur de dissoudre l'association, qu'il juge "raciste et xénophobe". "Si le Conseil d'Etat venait à autoriser une telle initiative, ce serait une menace grave faite aux valeurs républicaines et à la laïcité", affirme le PCF.
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /2007 11:35

 

"KHMAJ MIN ZBEL" !

La pourriture de la poubelle !

Les ministères de l'agriculture et de la justice, les autorités européennes mettent en cause la filière bovine dans 2 affaires sur l'utilisation de viande avariée: COVI, CHARAL, BOUOD à Marseille serait dans l'oeïl du cyclone. Le quotidien "le figaro" dans son édition des 20 et 21 janvier 2007 revient sur ces affaires. Il faut dire que les services adminstratifs et judiciaires semblent faire leur travail . Par contre le moins que l'on puisse dire c'est que les médias ne nous ont pas abreuvés des noms commerciaux des produits concernés. OF COURSE !

Il y a 3 ans la même entreprise marseillaise était concernée par des cas de botulisme. C'est dire que nous souhaitons que la plus grande rigueur soit à l'ordre du jour; les consommateurs musulmans ne sont pas des mangeurs de "KHMAJ MIN ZBEL" (pourriture de la poubelle). Jusqu'à aujourd'hui les déchets étaient réservés aux chiens, à l'alimentation animale...sauf chez les bourgeois qui peuvent leur payer du faux filet !

Et si nos décideurs veulent des idées, qu'ils s'occupent des merguez ....

ASIDCOM va engager les démarches nécessaires pour être partie civile dans cette affaire.

 

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET

DE LA PECHE

Paris, le 16 janvier 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

Retrait de produits de viande non conforme

Des contrôles réalisés fin novembre 2006 par les services vétérinaires, ont mis en évidence dans

l’entreprise COVI (Maine-et-Loire) des lots de matière première, destinés à la fabrication de

produits à base de viande (corned beef) non conformes aux règles sanitaires en vigueur. Il

s’agissait de déchets de découpe qui n’étaient pas aptes à la consommation humaine.

La Direction départementale des services vétérinaires du Maine-et-Loire a demandé au

professionnel le retrait de tous les lots de produits finis qui pourraient contenir ces matières

premières, de l’ensemble des sites en cause. Ce retrait a été effectué sous la responsabilité du

professionnel auprès de ses clients, tant en France que dans les pays concernés de l‘Union

européenne (Royaume-Uni, Belgique, Grèce et Irlande). Les produits ont par conséquent été

retirés des magasins.

La Direction générale de l’alimentation a informé, conformément aux procédures communautaires

en vigueur, le réseau d’alerte de la Commission européenne. L’information des consommateurs a

été réalisée en France par voie d’affichettes sur les lieux de vente.

Une enquête est en cours chez les fournisseurs des matières premières en cause, et l’entreprise

COVI a été placée sous contrôle vétérinaire renforcé. Par ailleurs, la Justice est saisie du dossier.

Pour s'informer:

http://www.france5.fr/cdanslair/008100/20/

http://ouest.france3.fr/info/27484209-fr.php

http://tf1.lci.fr/infos/france/2005/0,,3221774,00-saisie-viande-hallal-avariee-.html

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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /2007 04:14

Projet de loi consommation

Communiqué de l'UFC - Que Choisir du 22/01/07
Thierry Breton se prononce contre l'action de groupe

L'UFC-Que Choisir s'alarme des déclarations du Ministre de l'Economie sur le projet de loi « en faveur des consommateurs », parues ce matin dans les Echos, qui révèlent un manque cruel d'ouverture, une opposition caractérisée aux vraies réformes.

Sur le volet relatif à l'action de groupe, procédure essentielle attendue depuis quinze ans par les consommateurs, le Ministre reste sourd aux nombreuses critiques, y compris celles venant de sa majorité, qui soulignent que le mécanisme proposé s'avérera complexe, ingérable et inefficace en continuant de le présenter comme une « solution équilibrée ». L'élargissement du champ d'application aux pratiques anticoncurrentielles qu'il propose n'est que de la poudre aux yeux... A quoi bon étendre le champ d'application d'une procédure qui, compte tenu de ses vices, sera incapable de réparer le préjudice des consommateurs ? Sans réforme profonde du mécanisme, cet élargissement ne profitera donc pas aux consommateurs. Thierry BRETON doit cesser de présenter son texte comme étant celui qui introduit en France l'action de groupe. Il y a « tromperie manifeste sur la marchandise ».

Sur les autres volets, le Ministre ne se montre guère plus ouvert soulignant « qu'un nombre important d'amendements en préparation » était « éloigné du texte »... Par exemple, concernant la gratuité du temps d'attente, qu'il propose d'élargir à tous les secteurs, le Ministre ne peut pas faire comme si le rapport du CGTI (Conseil Général des Technologies de l'Information), qui souligne que la mise en oeuvre de la gratuité du temps d'attente telle qu'elle est envisagée prendrait entre 18 et 24 mois, n'avait jamais existé. Le Ministre ne peut pas non plus faire fi de la proposition concrète d'amendement de l'ARCEP, soutenue par les associations de consommateurs. Si le Ministre veut pacifier, ou aider à rendre plus pacifique les relations entre les consommateurs et les professionnels, il doit accepter que tous les services d'assistance mutent en numéro libre d'appel (« numéros verts »).

Quant aux chances de voir le texte adopté avant la fin de la session ordinaire, Thierry Breton se contente d'une inacceptable réponse de normand. Affirmant qu'il avait demandé que « l'urgence (une seule lecture dans chaque chambre) soit déclarée », il nuance immédiatement cette idée en déclarant qu'il « serait souhaitable » (et non impératif) que le texte soit adopté avant la fin de la législature...

L'UFC-Que Choisir appelle donc les parlementaires à ne pas accepter ce texte en l'état, à rejeter la prétendue action de groupe telle qu'elle est proposée, et, à travers leur pouvoir d'amendement, à faire aboutir les vraies réformes que les citoyens attendent.

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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /2007 08:03
 
Deux nouveaux fournisseurs sont aujourd'hui impliqués et le rappel de 210 000 boîtes de corned-beef a été ordonné.
 Delort / Le Figaro - publié le 25/01/2007

SALE ambiance dans les abattoirs français. Vendredi dernier la Direction générale de l'alimentation a demandé le rappel de 210 000 nouvelles boîtes de corned-beef sorties de l'usine choletaise Covi, spécialisée dans les préparations à base de viandes, 78 300 déjà commercialisées dans des magasins en France et 88 900 saisies dans l'usine. Au mois de décembre, c'était déjà 1,2 million de boîtes fabriquées chez Covi qui avaient été bloquées ou récupérées en urgence, dans toute l'Europe cette fois, car elles avaient été préparées avec des viandes impropres à la consommation humaine.
 

Les derniers résultats de viandes analysées chez Covi ont révélé en fin de semaine dernière que deux nouveaux fournisseurs avaient livré de la viande douteuse à Covi : Arcadie Sud-Ouest et Défial, chez qui 26 tonnes de viande ont été saisies dans le cadre de cette dernière opération. Le premier est une importante coopérative, spécialiste de l'abattage des ovins. Le second est filiale du groupe privé Alliance. Après Charal et Soviba qui avaient foruni les viandes à l'origine des premiers rappels, ce sont donc au total quatre grands abattoirs français qui sont dans le collimateur de la justice. Des établissements qui approvisionnent tous la grande distribution.

« Nous avons découvert des morceaux de viandes avec des abcès, des plaies de saignées, des hématomes qui n'auraient jamais dû être mis dans le circuit alimentaire », raconte un enquêteur. « Certains de ces produits appartiennent à une catégorie qui doit normalement être incinérée et ne convient ni à l'homme ni à l'animal », poursuit-il.
Une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur d'Angers, Brigitte Angibaud. Les gendarmes veulent savoir si la viande avariée était réservée à Covi, ce qui laisserait soupçonner une complicité du client, où si d'autres usines de transformation ont également reçu des lots suspects qui seraient entrés dans la fabrication d'autres préparations culinaires. « Nous sommes au début de l'enquête, explique Brigitte Angibaud, pour l'instant nous ne pouvons tirer aucune conclusion. Mais les experts et les gendarmes travaillent ».
 
« Les gens se sentent peu concernés »

Chez les industriels l'affaire commence à faire du bruit. « Le corned-beef est vendu principalement chez les hard discounters, explique le directeur commercial d'une grande enseigne, les gens se sentent peu concernés. Si l'on découvrait que ce type de viande a été incorporé dans des lasagnes ou des raviolis les conséquences seraient dramatiques. » À ce stade, aucune responsabilité n'a été mise en lumière. Covi a engagé une procédure judiciaire civile contre ses fournisseurs, lesquels rejettent pour l'instant les soupçons dont ils font l'objet. Une seule certitude, des viandes destinées à la consommation animale ou vouées à la destruction ont été découvertes chez Covi. En cherchant l'origine de ces produits, les enquêteurs ont atterri chez quatre fournisseurs. 
Hier, le directeur d'Arcadie Sud-Ouest confirmait au Figaro qu'il avait fait l'objet de contrôles en lien avec l'affaire Covi mais affirmait ne pas connaître encore les résultats des analyses. Le patron du groupe Défial, lui, n'a pu être joint. « La viande est de plus en plus chère, elle a augmenté de 30 % au cours des trois dernières années, explique un fonctionnaire, les taxes d'équarrissage ont explosé. Acculés financièrement certains ont peut-être joué avec le feu ? ».
Un jeu dangereux car si les consommateurs perdent à nouveau confiance, c'est toute une profession qui risque de payer la facture. Lors de la crise de la vache folle, les ventes avaient chuté de 40 % en quelques jours. Or les signaux sont au rouge car à Marseille, la semaine dernière, un spécialiste de viande hallal s'est aussi fait pincer avec de la viande avariée dans ses frigos et, en Charente-Maritime, l'atelier de découpe de viande Sorivisa est lui aussi montré du doigt.
Par Hadj Abdelaziz Bernard Di Spigno - Publié dans : PRESSE
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