source : La croix et AFP.
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/091103140046.i0zjdob8.htm
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Blog de l'association ASIDCOM
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Beaucoup de pronostics, prévisions, rumeurs ont été entendus depuis ces dix dernières années à propos de
l’ouverture « imminente » d’une banque islamique en France. Après plusieurs conférences, congrès, déclarations politiques, les choses semblent évoluer de plus en plus
rapidement.(...) lire la suite
Les Sukuks: sont une ingénierie financière islamique de financement obligataire. Le contrat sukuk correspond à une obligation islamique adossée à un actif tangible. Les sukuks représentent un droit de créance pendant une période définie. Le risque et le rendement associé sont prédéfinis. Les contrats sukuk sont liés au fond d'investissement. Le propriétaire du sukuk reçoit une part du profit attaché au rendement de l'actif sous-jacent et non un intérêt fixe. Les produits sous-jacents des sukuks peuvent être représentés par des contrats comme les ijarah, moucharaka ou moudharaba. On distingue les émissions de type souverain par un État et celles de type corporate par une société ou une banque(1)
Or, certains théologiens des conseils de Charia'a commencent à s'interroger sur la « pureté » de ces produits au sein même du monde musulman. D'ailleurs à ce propos on parle d'une première crise des sukuks, qui a régit quand le Mufti Taqi Usmani a déclaré, pour la première fois, que 85% des sukuks ne sont pas conformes à la chari'a. Mais le Mufti Nidham Al-Yaakoubi, a précisé plus tard, que les sukuks représentés par un contrat de Ijara ne sont pas concernés par ce problème, et que le Mufti Taqi Usmani ne les met pas du tout en cause. Ce dernier type de sukuks basé sur l'Ijara, représentent 50% du marché de ce produit financier islamique.
l'Ijarah: est un contrat consistant en un crédit-bail par lequel une banque acquiert un bien et le loue à une entreprise pour un montant et une échéance déterminée. Le propriétaire du bien supporte tous les risques liées à la propriété. À la fin du contrat et selon les conditions fixées au départ, soit la banque récupère le bien soit il y a conduction de sa propriété au client. Dans ce dernier cas, le locataire peut acquérir la propriété du bien par amortissement. Le bien peut donc être vendu à un prix négociable, ce qui entraine la vente du contrat ijara.(1)
l'Ijara est aussi perçu comme un moyen d'encouragement à la propriété. Bien qu'il s'agit là d'un pas vers la finance islamique qui est dotée de valeurs éthiques et de justice sociale, nous regrettons cette sélection des produits les moins favorables au développement social, comparé à d'autres produits financiers islamiques. Ce choix, nous laisse penser que l'objectif de l'intégration de la finance islamique en France se réduit à la collecte de 100 milliards d'euros, (2) qui doivent venir en soutient au système capitaliste, actuellement en crise. C'est là une contradiction, comment peut on employer une alternatif éthique et juste au service d'un système aussi injuste que le système capitaliste favorable à l'intérêt et à la spéculation. Dans cette période de crise, où les licenciements se multiplient et se poursuivent et l'offre d'emploi ne cesse de régresser, il serait plus judicieux, afin de réconcilier une politique plus sociale et juste d'adopter des produits financiers islamiques participatifs comme la moudharaba et la moucharakah. En effet en prenant juste les trois types de produits évoqués ci dessus, on favorise un lien plus solide entre finance et production, contrairement au système financier conventionnelle qui a conduit à une déconnexion entre Finance et Production, mais on ne pourra pas profiter des avantages sociaux des produits à caractères participatifs. En effet, la moudharaba et la moucharakah, exclu pour l'instant selon ce premier choix de la France, sont des outils prometteurs pour un développement d'une économie plus sociale et plus juste. Dans ces deux types de contrat le banquier participe respectivement comme financier ou comme partenaire du projet, selon le principe du partage des pertes et des profits avec le client. Ce principe doit garantir une distribution plus équitable des profits et une protection sociale à l'entrepreneur. De même, il implique d'avantage la responsabilité du banquier pour veiller à la réussite des projets.
Références:
Dhafer Saïdane (2009), « La finance Islamique à l'heure de la mondialisation », Revue Banque.
Elyès Jouini et Olivier Pastré (2008), « enjeux et opportunités du développement de la finance islamique pour la place de paris dix propositions pour collecter 100 milliards d'euros », rapport, paris-europlace.
http://www.paris-europlace.net/files/rapport_finance_islamique.pdf
Les banquiers sanctionnent les pauvres
Action collective
« Toute personne physique ou morale domiciliée en France, dépourvue d’un compte de dépôt, a droit à l’ouverture d’un tel compte dans l’établissement de crédit de son choix ou auprès des services. »
Or, nous constatons que nombreux sont ceux qui se voient exclus de cette possibilité et notamment les étrangers, en situation régulière ou non.
Les associations signataires s’élèvent contre les trop nombreux freins rencontrés dans l’application de la procédure
d’accès au droit au compte :
- Les banques refusent les passeports et cartes d’identité émis par les pays d’origine et exigent des titres de séjour en cours de validité.- Certains titres de séjour sont refusés par les banques au motif qu’ils sont précaires (autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre…)- Les récépissés constatant le dépôt d’une demande d’asile ne sont pas considérés comme des documents officiels, alors qu’ils sont émis par les préfectures.- Les attestations de domiciliation administrative ou associative sont tantôt refusées, tantôt exigées (la Banque Postale à Paris exige ainsi de demandeurs d’asile hébergés chez des particuliers qu’ils produisent une attestation de domiciliation associative).- La Banque Postale, qui est souvent sollicitée, n’ouvre pas de compte courant aux étrangers mais des Livret A, qui ne comportent pas d’autres services que le dépôt et le retrait d’argent. Il n’est pas proposé de moyens de paiements. Les demandeurs d’asile, SDF, apatrides et gens du voyage se voient même refuser l’accès à une carte de retrait.
Nous, associations signataires, demandons que les débats actuels autour de la nouvelle organisation des services bancaires et de l’avenir du Livret A s’attachent à interdire ces pratiques discriminatoires et illégales, et à rendre enfin effectif l’accès au droit au compte.
Signataires : Association de solidarité aux familles
roumaines, ATMF, Autremonde, Cimade, Comede, Copaf, Catred, Collectif national droits de l’Homme Romeurope, Classes, Dom’Asile, Emmaüs-France, Fapil, Gisti, Hors la Rue, LDH, Mrap, Procom,
Réseau solidarités Roms, RESF, RomsAction, Solidaires, Une famille un toit 44.
Le premier forum français consacré à la "finance islamique" se tient aujourd’hui, à Paris. L’alliage des exigences du Coran et de la science
des chiffres avaient jusque là rebuté les acteurs français du secteur financier. Mais face aux taux de croissance de la finance islamique et à l’augmentation de la population musulmane, ils ont
décidé d’affronter l’urgence : adapter le système français à ce nouveau partenaire. La finance islamique répond à une double éthique, fixée par le Coran : interdiction des
intérêts et investissement dans des domaines conformes à la charia. Impossible donc de placer son argent dans des entreprises de jeux de hasard ou de produits alcoolisés. Seuls les
établissements respectant cette charte professionnelle peuvent espérer une collaboration.
Imaginé au début des années 70, dans les pays du Golfe, le système s’est beaucoup développé en Grande-Bretagne ou au Japon, où un nombre croissant de grands établissements (banques ou sociétés
d’assurance majoritairement) créent des filiales ou des pôles islamiques.
En France, le marche reste à développer. Incompréhension, méfiance, frilosité… Face aux réactions de la finance nationale à l’industrie "Sharia compliant" comme
elle est appelée, et au souci d’accroître la compétitivité du secteur, la Chambre de commerce franco-arabe et Secure Finance (une association d’expertises financières) ont décidé d’organiser un
forum de discussion, aujourd’hui, au salon de la Maison des Arts et Métiers, à Paris. Au programme, des tables rondes de réflexion sur "Islam et finance", "Finance islamique dans l’économie
globale ", etc.
Un objectif : parvenir à intégrer la finance islamique dans le système français et récupérer ainsi des parts de marchés conquises par d’autres pays, pourtant loin d’être anodines. La
finance islamique enregistre des taux de croissance d’environ 11% depuis une dizaine d’années.
Le programme de la journée et le nom des participants :
http://www.forumfrancais-financeislamique.com/
Lien WEB pour approfondir
♦ ISLA-INVEST : Société Française de conseil en
investissement
♦ RIBH : Observatoire de la finance halal
♦ Etude d'André Martens du Centre de recherche et développement en économique (C.R.D.E.) de l’Université de Montréal, La finance islamique: fondements, théorie et réalité
♦ La finance islamique est en
marcheElle gagne du terrain, mais se heurte à des problèmes de réglementation particuliers. Un article de Mohammed El Qorchi, dans Finances & Développement de décembre 2005, un magazine
trimestriel publié en cinq langues par le Fonds Monétaire International.
Le boom des fonds islamiques
Le senat Français a publié un rapport sur le nouvel "âge d'or" des fonds souverains au Moyen-Orient. Ce rapport est accessible au lien
suivant :
http://www.senat.fr/rap/r07-033/r07-033.html
Concernant la finance islamique, on peut lire ldans le rapport les deux points suivants :
UNE SPÉCIFICITÉ : LA TECHNIQUE DE LA « BANQUE ISLAMIQUE »
1. Conformer la finance aux principes de l’Islam
L’ensemble des règles de conduite régissant la vie privée
et publique des musulmans est codifié par la Charia, ou loi islamique.
Afin de rendre compatible la finance avec l’éthique musulmane, « la finance islamique » a vu le jour dans les années 1970. Celle-ci se définit donc comme un ensemble de produits
financiers conformes à la Charia.
Ainsi, ne peuvent pas être investis dans des opérations associées à l’alcool, au tabac, à la pornographie et aux paris.
Tous les produits financiers islamiques doivent être approuvés par des ulemas, spécialistes de la Charia, habilités à se prononcer sur la conformité d’un produit financier avec la loi islamique.
Ainsi cette dernière réprouve la « riba » (l’usure) à savoir le fait de « rémunérer l’argent » lui-même (versets 275 et 276 de la 2ème sourate du
Coran [1]). Le mécanisme juridique consiste donc à trouver un « bien réel intermédiaire », actif non monétaire, qui
constitue le véhicule porteur des produits financiers islamiques. Pour l’achat d’un bien immobilier, c’est la banque qui achète le bien et le loue à son client (ijara ou crédit bail) et/ou le lui
revend en différé (murabaha).
Cette technique est éprouvée et n’engendre qu’un faible coût supplémentaire d’intermédiation, qui ne semble pas constituer un frein, surtout au regard de l’importance du marché ouvert aux
établissements financiers devenus « charia compliants », marché sur lequel les banques anglo-saxonnes sont particulièrement présentes et qu’il convient donc de ne pas
délaisser.
2. Un marché en plein essor.
Les données chiffrées concernant la finance islamique restent très
partielles et sont donc sujettes à caution. Les actifs gérés par les banques islamiques, à ce jour, seraient limités à 265 milliards de dollars. La DGTPE les estime à 500 milliards de dollars,
soit dix fois plus qu’il y a vingt ans. Les investissements financiers sont évalués à plus de 350 milliards de dollars par Standard & Poor’s (dont 300 milliards de dollars au Moyen-Orient).
Le stock d’obligations islamiques (sukuks) a atteint 47 milliards de dollars en 2006. Ce montant a été multiplié par 6 en quatre ans selon le FMI, même s’il reste encore faible au regard des
4.700 milliards de dollars d’émissions obligataires d’entreprises dans le monde. Le DIFC estime, quant à lui, qu’ils ont atteint 70 milliards de dollars.
En revanche, il s’agit d’un marché à très fort potentiel de développement, en croissance de 15 % par an. La recherche statistique sur la finance islamique est néanmoins peu développée et il
est, là encore, difficile de vérifier ces chiffres.
Ce marché est très suivi par les grandes banques internationales (au premier rang desquelles HSBC, Deutsche Bank, Citigroup) qui ont bien perçu le potentiel que représente une population
musulmane en forte croissance (1,5 milliard de personnes aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes en 2020), notamment en Asie.
Il y a là, à l’évidence, matière à réflexion, pour les acteurs européens continentaux et notamment français, la City disposant déjà de plusieurs années d’expérience. En effet, depuis 2004, le
Royaume Uni est le seul pays occidental dans lequel la finance islamique est significativement implantée, le gouvernement ayant modifié sa législation [1] afin de
développer ce secteur et de faire de Londres « le portail occidental et le centre mondial de la finance islamique" [2]. L’Institut de la bourse britannique, en partenariat avec l’Ecole supérieure des affaires libanaise, a
créé en octobre 2006 le premier diplôme mondial de finance islamique, l’ « Islamic Finance Qualification ». Une qualification attractive dans la mesure où les professionnels de la
finance islamique sont de plus en plus recherchés.
Comme votre délégation a pu le constater, le Crédit Agricole et BNP Paribas disposent déjà de départements spécialisés dans leurs établissements du Golfe (à Bahreïn), tandis que la filiale de la
Société générale SGAM AI a annoncé, en juillet 2007, le lancement de produits financiers conformes à la Charia.
Rapport d’information n° 33 (2007-2008) de MM. Jean ARTHUIS, Philippe MARINI, Aymeri de MONTESQUIOU, Philippe ADNOT, Michel MOREIGNE et Philippe DALLIER, fait au nom de la commission des finances, déposé le 17 octobre 2007
[1] Suppression du double droit de timbre des prêts immobiliers, la banque islamique achetant le bien puis le revendant au client à échéance du prêt.
[2] Déclaration de M. Gordon Brown, alors Chancelier de l’échiquier, le 13 juin 2006.
BID/Finance islamique: Le détail des solutions
«halal»
Jeddah, 27 Muharram/16 fév. source IINA : Agence Islamique International de Presse
La
Banque Islamique de Développement (BID) a défini en détail l’ensemble des solutions de financement halal adaptées par les financiers islamiques
contemporains au contexte actuel. Et ou mais l’ingéniosité des banques commerciales a donné naissance à de nouvelles formules.
• Le partenariat passif ou moudaraba: cette formule peut être assimilée au capital investissement (private equity). La BID la définit comme étant un contrat entre le propriétaire
du capital (rabb al mal) et l’entrepreneur appelé moudarib. Le profit est réparti entre les deux parties en fonction d’un ratio défini au moment de la signature du contrat. «La perte financière
incombe au propriétaire du capital ; la perte du manager étant le coût d’opportunité de sa force de travail qui a échoué à générer un surplus de revenu», commente la BID. A noter que les
gestionnaires n’ont pas à garantir un niveau de rentabilité au bailleur. Ils ne peuvent être mis en cause qu’en cas de mauvaise gestion de l’affaire.
Dans les bilans des banques islamiques, les dépositaires de fonds sont considérés comme des rabb al mal et la banque comme moudarib. Le rôle de la banque islamique diffère vis-à-vis du porteur du
projet. Elle agit en tant que rabb al mal face au manager considéré comme moudarib. A noter que ce dernier ramène généralement des fonds propres à côté des financements bancaires.
• Partenariat actif ou mousharaka: c’est un contrat similaire à la moudaraba. Sauf que les deux partenaires participent à l’apport du capital et à la gestion de l’affaire. Les
bénéfices sont répartis selon des ratios prédéterminés alors que les pertes sont supportées en fonction de l’apport initial de chacun.
• Contrat de vente avec marge bénéficiaire (mourabaha):Dans ce contrat, le client donne l’ordre à la banque d’acheter pour son compte une marchandise au comptant. Il s’engage
ensuite à reprendre ce bien par le biais d’un paiement différé moyennant une marge bénéficiaire versée à la banque. Ce paiement peut faire l’objet d’un seul versement ou être réparti sur
plusieurs échéances.
La banque est amenée à signer deux contrats dans cette formule. Le premier avec le fournisseur de la marchandise et le second avec le client qui doit auparavant donner un ordre d’achat. A noter
que le premier contrat doit indiquer le nom du donneur d’ordre d’achat.
• Leasing ou ijara: L’objet principal de ce contrat n’est autre que l’usufruit généré par l’exploitation du matériel acquis dans le cadre du contrat de leasing. Ce profit est
vendu à la société de leasing à un prix prédéterminé, selon la définition de la BID. «Le bailleur garde la propriété du bien avec tous les droits et les responsabilités qui en découlent».
La finalisation de ce contrat demande aussi un ordre d’achat exprimé par le client final. Sauf que ce dernier s’engage à louer et non à acheter le bien comme c’est le cas dans la mourabaha. Cette
formule sollicite donc trois types d’engagements: un ordre d’achat, une promesse de location et un contrat de leasing.
• La location aboutissant à l’achat: il s’agit dans ce cas de transférer la propriété du bien au locataire à la fin du contrat de leasing. La doctrine de la finance islamique
propose trois méthodes pour réaliser ce transfert. Il peut soit faire l’objet d’un don ou d’un contrat de vente. Le document portant sur la deuxième option ne peut être signé qu’à la fin de la
période de bail. «Les annuités de location sont calculées d’une manière à inclure la récupération du coût de revient en plus de la marge de profit désirée», indique la BID.
• Contrat de sous-traitance ou al istisnaâ: dans cette formule, le donneur d’ordre commande au fournisseur de lui fabriquer une marchandise dont les caractéristiques sont
prescrites dans le contrat. Ils se mettent aussi d’accord sur le délai de livraison, le prix et la date de paiement. L’engagement des deux parties est irrévocable, même si le paiement peut être
différé.
• Financement par traitance ou al istisnaâ tamwili: c’est là qu’intervient la banque islamique. Elle assure le financement du coût de production que le bénéficiaire s’engage à
payer en différé. Dans ce premier contrat, c’est la banque qui s’engage à livrer la marchandise à la date convenue. La somme convenue est versée au fournisseur en contrepartie de la fabrication
du bien. Cette deuxième transaction fait l’objet d’un contrat d’istisnaâ entre la banque et le fournisseur.
• La vente à terme ou salam: c’est un contrat où le prix est payé au moment de la signature alors que la livraison du bien est remise à une date ultérieure fixée à l’avance. «Le
contrat de salam ne convient généralement qu’aux bien fongibles», indique la BID. Pour être conforme aux prescriptions de la Charia, cette formule doit faire l’objet de deux contrats indépendants
l’un de l’autre. Le premier engage la banque à acheter les marchandises auprès du fournisseur en contrepartie d’une avance tout en fixant la date de livraison en fonction des exigences de son
client. Une fois ce contrat conclu, elle peut revendre la marchandise par le biais d’un contrat salam ou de versements échelonnés.
Inventions halalisées
• Obligations (Soukouk): les banques islamiques du Golfe ont inventé une solution pour émettre des obligations. Les émissions sont censées correspondre à des projets déterminés.
Les profits versés annuellement sont assimilés aux gains que ces projets devraient générer.
• Crédit à la consommation (Taouarouk): c’est le dernier des produits islamiques. Une solution qui a permis d’accorder des crédits à la consommation présumés halal. La somme
prêtée au départ correspond au prix d’achat par la banque auprès de son client d’une quantité déterminée d’un sous-jacent (cuivre, argent…). Le remboursement est matérialisé par le rachat du
client auprès de sa banque de la même quantité du sous-jacent mais à un prix supérieur.
Assurance ?...Pourquoi pas takafoul? Les théoriciens de la Charia sont unanimes à dire que le système des assurances est interdit du point de vue religieux. Cette interdiction a donné lieu à un
système de mutuelles solidaires (takafoul). Les souscripteurs mettent en commun des sommes d’argent qui leur permettent de se prémunir contre les sinistres matériels et immatériels. La «police»
correspond au risque couru par l’ensemble des membres. Elle varie en fonction du taux de sinistralité.
AH/IINA
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